Lilliputiens espère "profiter de Noël à défaut d'avoir eu la Saint-Nicolas"

- Publié le 07-11-2020 à 07h00
- Mis à jour le 08-11-2020 à 14h00

Libre Eco week-end | Le dossier
"Lors du premier confinement, à partir de mars, nous avons, comme tout le monde, été d'abord surpris avant d'assez rapidement nous organiser", explique Catherine Van Crombrugge, directrice générale de Lilliputiens, fabricant belge de jouets pour les enfants de 0 à 6 ans. La marque, née il y a 25 ans, a fait du jouet éducatif en tissu son cheval de bataille. Aujourd'hui, les jouets en tissu et en bois, mais aussi les livres, cartables et sacs, jeux de bain et livres de recettes imaginés et conçus par une équipe de 6 "mamans créatives" et fabriqués en Asie, sont distribués dans 250 à 300 points de vente en Belgique comme Fox et Compagnie, Serneels ou Dreambaby - Lilliputiens n'a ni magasins en propre ni eshop -, et également dans une "bonne" trentaine de pays. La marque vient d'être rachetée par le groupe français Juratoys, propriétaire des marques Janod et Kaloo, mais "elle reste belge", affirme Catherine Van Crombrugge, à la barre depuis 5 ans, et qui y reste, de même que le siège demeure à Saintes.
"Pendant le lockdown, notre entrepôt de Saintes était ouvert, poursuit la responsable, et nous avons continué à assurer les livraisons à l'export, là où les magasins restaient accessibles, et vers nos partenaires online (10 % des ventes globales, NdlR), tout en ayant recours au chômage économique et en serrant la vis au niveau des frais."
Avril noir, juillet et août en forme
Résultat : "Avril a été un mois noir. Cela a repris mi-mai et, à notre grand plaisir, assez rapidement. Juillet et août ont été meilleurs que les autres années. Nous nous en sommes bien sortis, mieux que d'autres acteurs du secteur, même si nous n'avons pas complètement rattrapé notre retard", analyse la directrice. Qui ajoute : "Le lockdown tombait dans une période un peu moins importante pour nous que maintenant." À l'aube de la Saint-Nicolas…
Face à cette deuxième vague, "on voit que les revendeurs, dont nous sommes fort tributaires, se sont préparés ou organisés : ils ont créé leur propre eshop ou se sont lancés dans le click and collect. Actuellement, nous continuons donc à les livrer." Cependant, le pronostic en matière de vente reste prudent. "Nous devrions vendre mieux que lors du premier confinement mais moins que ce que nous aurions dû vendre en une telle période." Novembre est en effet "le deuxième mois le plus important de l'année" pour Lilliputiens, qui est en léger décalage, en amont, par rapport aux magasins qui vendent ses produits. Premier mois : octobre, "qui fut très bon."
Mais "c'est chaud, extrêmement chaud !", avoue Catherine Van Crombrugge. La responsable prévoit un recul du chiffre d'affaires en 2020 d'environ 10 %. Il s'élevait à 12 millions en 2019. "Mais cela dépendra encore de décembre, si les magasins peuvent rouvrir et si nous pouvons profiter de Noël à défaut d'avoir eu la Saint-Nicolas…"
