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Pourquoi le modèle des coopératives séduit les agriculteurs

Pourquoi le modèle des coopératives séduit les agriculteurs

Les coopératives visent à soutenir une agriculture de proximité et durable.Dans le secteur agricole, le statut de coopérative a son petit succès. C'est ce modèle qui a été choisi pour la création d'une nouvelle sucrerie en Belgique, située à Seneffe. À ce jour, la Coopérative de Betteraviers Transformateurs (CoBT) a levé près de 46 millions d'euros auprès de quelque 1 390 agriculteurs betteraviers et sympathisants. Mise de départ : minimum 11 000 euros. D'ici fin juin, le conseil d'administration devrait présenter lors d'une AG un état des lieux de la situation. D'ici là, une troisième, voire une quatrième souscription aura lieu pour boucler le financement nécessaire : 57 millions d'euros. Si cet objectif est atteint, la SRIW débloquera aussi 30 millions d'euros. Si les coopérateurs donnent leur feu vert, la sucrerie pourrait être opérationnelle pour la récolte de septembre 2022 avec une capacité de traitement de 1,4 à 1,6 million de tonnes par an. "L'objectif de cette coopérative est de permettre aux agriculteurs d'obtenir une meilleure rémunération de la culture betteravière, en leur permettant de s'approprier la marge de transformation de la betterave en sucre, là où cette marge est souvent mise en poche par les industriels lorsqu'ils sont propriétaires d'une sucrerie", explique Benoît Haag, coordinateur de la CoBT. En étant coopérateur, un agriculteur pourrait, nous dit-on, "avec un prix du sucre raisonnable", dégager un gain supplémentaire de 5 à 10 euros par tonne de betteraves, soit entre 500 et 700 euros l'hectare. À condition que… l'usine tourne normalement et que les récoltes soient bonnes.

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