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Adaptée au théâtre, "Frou-Frou", la nouvelle de Caroline Lamarche prend son envol. Une histoire d'amour émouvante et insolite…

L'ébouriffant et tendre Gaëtan Lejeune interprète la nouvelle de Caroline Lamarche, réécrite pour lui. Un seul en scène subjuguant et bourré d'humanité. Qui sauve qui ?

Gaëtan Lejeune interprète "Frou-Frou", la nouvelle de Caroline Lamarche réécrite pour lui.
Gaëtan Lejeune interprète "Frou-Frou", la nouvelle de Caroline Lamarche réécrite pour lui. ©Alice Piemme

Frou-Frou, comme le doux bruit d'un taffetas au cœur d'un salon mondain, comme celui des robes de gitanes sur l'estrade de la feria, comme celui, surtout, des plumes d'un oiseau qui vient s'ébrouer sans crier gare dans notre quotidien pour une histoire de soin, de lien et d'amour.

Frou-Frou, une vie sauvage, c'est aussi le titre d'une nouvelle de Caroline Lamarche (Liège, 1955), parue dans le recueil Nous sommes à la lisière (Gallimard, 2019), avec les animaux en fil rouge, qui lui valut le Goncourt de la nouvelle tant elle y observe avec finesse l'humanité de nos amies les bêtes et la sauvagerie de nos ennemis les hommes. Une sauvagerie parfois très discrète, presqu'anodine, mais redoutable comme on l'entendra tout au long de ce texte interprété magistralement par Gaëtan Lejeune ; qu'il s'agisse d'une gestion trop formatée du refuge ou de la cruauté du robot de la voisine. Trop heureuse de ne plus voir un brin d'herbe dépasser de sa pelouse, celle-ci ignore les hérissons déchiquetés par les lames de la tondeuse. Sûr, après avoir vu ou entendu cela, vous ne regarderez plus jamais un robot de la même façon. Sans oublier que trop maîtrisée, la nature n'offre plus à la cane les herbes folles au creux desquelles elle peut couver ses petits en toute tranquillité.

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