Pour Marie Lecocq, l'arrivée de personnalités d'extrême droite au MR montre "une volonté d'accueillir les personnes mais surtout leurs idées"

Ce mardi 14 janvier, Maxime Binet recevait Marie Lecocq, coprésidente d'Ecolo, dans son émission "Café sans filtre" sur LN24.

Ils sont revenus ensemble sur la manifestation pour les pensions qui s'est tenue la veille à Bruxelles et qui a eu lieu alors qu'aucun gouvernement fédéral de plein exercice n'est en place. Pour Marie Lecocq, cette manifestation était pertinente et utile pour pouvoir "peser sur les futures décisions". Selon elle, le système actuel des pensions est très "inégalitaire" et "injuste". "Je vais peut-être vous surprendre mais moi je suis d'accord avec l'Arizona. Il faut réformer le système de pension de manière globale. Aujourd'hui, si on prend un indépendant qui a travaillé près de 40 ans, il peut se retrouver avec une pension de 1000 euros. Ce n'est pas ok, ce n'est pas juste. Quand on regarde la différence entre les hommes et les femmes. Les femmes ont souvent une pension d'environ 20 % de moins que les hommes. Ce sont des situations inégalitaires. Donc oui, il faut réformer le système des pensions pour qu'il soit plus juste et plus égalitaire entre les travailleurs et travailleuses", déclare Marie Lecocq. Concernant les systèmes spéciaux, l'écolo est prudente, car ils sont "beaucoup plus complexes que ce qui n'y parait". "Il ne faut pas croire sur parole ce que les partis de l'Arizona essaient de nous faire croire, à savoir que des gens ne travaillent pas et puis partent à la pension tranquillement."

Georges-Louis Bouchez, plus "sarkozyste" que jamais, siphonne l'extrême droite wallonne

Maxime Binet l'interroge ensuite sur les nouvelles recrues du MR anciennement membre du parti d'extrême droite Chez nous et sur la réaction du parti Ecolo. "Ça fait longtemps qu'on voit le président du MR faire des dérapages plus ou moins contrôlés, qu'on le voit retweeter des comptes qui harcèlent d'autres mandataires publiques. J'en ai fait moi-même les frais notamment sur X. Ce sont comportements auxquels nous sommes habitués. Mais on voit que là, avec l'accueil par le MR de candidats d'extrême droite, qui le revendiquent, il y a une volonté d'accueillir les personnes mais surtout leurs idées", explique Marie Lecocq. "Nous constatons qu'il y a une dérive importante et que petit à petit des choses, qui ne se disaient pas, commencent à se dire de manière beaucoup plus assumée. Et ça nous inquiète pour la démocratie."

Trois anciens du parti d'extrême droite Chez nous sont désormais chez eux au MR

Ils reviennent ensuite sur le rôle de Bart De Wever au sein des négociations fédérales. Si Marie Lecocq salue son "engagement" en tant que formateur et sa volonté "de trouver une solution pour un gouvernement fédéral", elle reste inquiète des priorités communautaires qu'il semble se donner. Elle réitère ses propos affirmant que la N-VA est un parti qui défend un projet indépendantiste, raciste et climatosceptique. "Ça me semble être juste quand on voit les déclarations qui sont faites dans la presse par différents de leurs mandataires. […] C'est un parti qui défend une certaine non-cohésion sociale et qui vise à diviser les gens."

De Wever refuse d'être "impuissant comme le capitaine du Titanic" et assure qu'il ne gérera pas le Fédéral sans un "progrès communautaire"

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...