Une seule médaille belge : un goût de trop peu
Ce lundi après-midi, le Team Belgium rentrera d'Italie avec une médaille de bronze et c'est insuffisant.
- Publié le 23-02-2026 à 11h50
- Mis à jour le 24-02-2026 à 11h51

Sous les yeux de nos souverains et d'une ribambelle de 170 invités venus l'encourager, Bart Swings est resté figé sur la glace de la Speed Skating Arena de Milan, samedi après-midi, lors de la finale de la mass start.
Avec le Louvaniste, qui a terminé neuvième de la course, c'est le dernier espoir de médaille belge aux JO d'hiver 2026 qui s'est envolé dans le ciel de Milan, le compteur du Team Belgium, pourtant débloqué dès le 10 février dernier, restant désespérément arrêté sur le chiffre 1.
Et disons-le d'emblée : c'est insuffisant pour la plus grande délégation de notre histoire composée de 30 athlètes ! Ce bilan constitue en tout cas un coup de frein à la dynamique des deux dernières éditions, qui avaient fait rêver chacun à trois médailles au minimum en Italie, voire quatre ou cinq pour les plus optimistes, dont nous faisions partie.

La belle médaille de bronze décrochée par notre équipe de relais mixte en short-track, qui constituait une heureuse surprise, n'a malheureusement pas été suivie d'autres exploits sur les différents sites de compétition, où l'on a surtout parlé des occasions manquées de nos représentants. On ne mettra évidemment pas tout le monde dans le même panier, mais les athlètes belges qui ont surpassé les attentes les entourant ont, globalement, été très peu nombreux.
Les bonnes surprises
Le collectif de short-track, composé d'Hanne et Stijn Desmet, de Tineke den Dulk et de Ward Pétré, est bien sûr à placer dans la catégorie des distinctions.
On y retrouve également la patineuse de vitesse Sandrine Tas, qui avait parfaitement planifié son pic de forme pour cette compétition. Avec une quatrième place sur 5 000 m, à trois dixièmes de l'or, mais aussi deux autres diplômes olympiques (sixième avec l'équipe de poursuite et septième sur 3 000 m), celle qui fut aussi l'une des grandes animatrices de la mass start (13e) a fait bien mieux que remplir son contrat. À tel point qu'il est un peu dommage de la voir se consacrer désormais à sa carrière… cycliste.

Armand Marchant a, de son côté, signé le meilleur résultat d'un skieur alpin belge aux Jeux olympiques en se classant cinquième du slalom. Un résultat d'autant plus admirable quand on connaît les épreuves par lesquelles l'intéressé, opéré du genou à huit reprises, est passé. Le sportif de Thimister a effacé le souvenir de Pékin 2022 avec brio !
Et c'est déjà tout pour les distinctions.
Ils étaient à leur niveau
Avait-on trop d'attentes par rapport à Kim Meylemans ? Notre spécialiste du skeleton a, en tout cas, revu ses ambitions à la baisse dès son arrivée à Cortina, où ses principales concurrentes ont débarqué avec un matériel de pointe. Clairement, pour certains pays, la Coupe du monde qu'a remportée la Limbourgeoise était un objectif tout à fait secondaire cette saison et la Belge, qui avait une guerre de retard au plan technologique, l'a appris à ses dépens, terminant sixième "avec ses armes".

Beaucoup d'autres athlètes ont presté à leur niveau, comme le relais masculin de short-track qui a fait le boulot avec une sixième place. Nos patineuses artistiques Nina Pinzarrone et Loena Hendrickx ont été rayonnantes lors du programme court avant de rentrer dans le rang lors du libre.
Comme d'autres, que l'on ne citera pas, car la liste est longue, elles n'ont toutefois jamais pesé sur la course aux médailles. Le niveau de nombreux athlètes belges présents à ces JO ne leur permet tout simplement pas de viser si haut. Pensons au biathlon (pourtant extrêmement bien représenté), au bobsleigh ou au snowboard…
On attendait mieux
Bart Swings, Hanne Desmet et Maximilien Drion étaient répertoriés comme des chances de médaille, mais seule la championne du monde de short-track est montée sur le podium avec les Belgian Ice Bears.
En individuel, où elle bénéficiait de deux belles opportunités, elle a en revanche manqué son rendez-vous avec l'histoire. La première fois, sur 1 000 m, elle a commis une erreur, la seconde fois, elle a chuté, comme d'autres concurrentes, en raison de la détérioration de la glace à certains endroits.
Bart Swings espérait, lui, monter en puissance au fil des courses (15e du 5 000 m, 10e du 10 000 m), mais le patineur de vitesse a laissé la course… et une médaille lui échapper après une demi-finale de la mass start où il a déjà dû s'employer.

Enfin Maximilien Drion, très ambitieux, a sombré en demi-finales du sprint, en ski alpinisme, ne pouvant même pas se consoler avec un top 8. Un espoir déçu, comme la Belgique en a trop connu pendant cette quinzaine olympique.