Maximilien Drion : "Très fier de tout le chemin parcouru pour être aux JO"
L'athlète de 28 ans n'a pas été en mesure de se hisser en finale de l'épreuve et termine neuvième.
- Publié le 20-02-2026 à 08h48

La Suissesse Marianne Fatton et l'Espagnol Ordol Cardona Coll sont entrés dans l'histoire des Jeux olympiques d'hiver en devenant les premiers médaillés d'or du ski alpinisme dans cette compétition, ce jeudi, à Bormio. Une station où l'on n'a pas pu célébrer de podium belge après que notre représentant Maximilien Drion, qui termine neuvième, a manqué la finale. Le Russe Nikita Filippov et le Français Thibault Anselmet ont pris l'argent et le bronze.
Pour se hisser parmi les six concurrents se disputant les trois premières places au Stelvio Ski Center, le sympathique athlète de 28 ans aurait dû prendre l'une des deux premières places de sa demi-finale ou faire partie des deux repêchés au temps. Hélas ! Sa course ne s'est pas déroulée comme il l'avait espéré, le résident suisse rencontrant de gros problèmes dès la première transition.

"La neige était très humide et restait collée sous mes peaux de phoque (NdlR : celles-ci ont pour fonction d'empêcher les skis de reculer), formant des paquets de neige qui m'empêchaient de glisser comme je le voulais, raconte Maximilien Drion. Et puis avec cette quantité de neige entre les deux skis, je suis difficilement arrivé à les mettre ensemble et cela m'a fait perdre beaucoup de temps (NdlR : environ huit secondes). Enfin, je suis tombé encore une fois au sommet du parcours pour la même raison : en regagnant la zone, ce paquet de neige s'est décollé et cela m'a surpris, j'ai pris de la vitesse et je suis parti sur l'arrière."
S'il admet que "cela a dû paraître très brouillon à la télévision, mais avec des conditions comme ça, ce n'est vraiment pas facile de trouver les bons réglages", les abondantes chutes de neige tombées pendant la course ne sont évidemment en rien une excuse.
Maximilien Drion, qui avait tout particulièrement travaillé les transitions mais se trouvait déjà en quatrième position à cet instant après un départ moyen, estime avoir peut-être commis une erreur au niveau matériel.
Physiquement, je me sentais bien, j'étais dans les skis des premiers.
"J'ai pris la même paire de peaux qu'en première manche (NdlR : il s'était classé troisième de sa série) où je n'avais pas eu de soucis, a-t-il expliqué à la RTBF. Mais voilà, la température augmente un peu, il y a des grands paquets de neige humide sur le parcours, donc dès qu'on sort un peu de la trace pour essayer de dépasser, la neige s'accroche. Physiquement, je me sentais bien, j'étais dans les skis des premiers. Mais oui, les autres n'ont pas eu ce problème."
Très ambitieux à la veille de ces Jeux, Maximilien Drion quittera donc l'Italie sans ce qu'il était venu chercher.
"On a beaucoup parlé de moi en tant que prétendant aux médailles et je ne me suis pas caché non plus de dire que j'en visais une, donc c'est clair, il y a de la déception. Mais je suis aussi très fier de tout le chemin que j'ai fait pour être ici. C'est déjà énorme pour moi d'être aux Jeux et un top 10, ça reste un bon résultat."
Lui qui a placé la Belgique sur la carte mondiale du ski alpinisme est très fier d'avoir, depuis tout petit, "mis toutes les chances" de son côté pour performer et de s'être "entouré de personnes hypercompétentes pour pouvoir rivaliser avec les grosses structures nationales".
Le sourire que Drion a affiché juste avant ses deux courses du jour restera.
"C'est un événement extraordinaire. Beaucoup d'amis sont là, des membres de la famille aussi. Donc j'espère qu'ils profitent de l'ambiance autant que moi. Je suis vraiment fier d'avoir créé cet engouement autour de ma carrière, de ma performance et de mes ambitions aux JO. Et je me réjouis à présent de les prendre chacun dans les bras."
S'il espère être de retour aux Jeux dans quatre ans, pour "continuer à montrer l'exemple et pas qu'aux jeunes Belges", Maximilien Drion va dans l'immédiat se consacrer au trail.
"C'était ma dernière course de ski-alpinisme de la saison. J'avais décidé il y a un mois que peu importe mon résultat aux Jeux, j'allais faire une coupure et repartir sur les trails où il y a de belles choses qui m'attendent. C'est aussi un sport qui est en plein essor et je ne veux pas être laissé à l'arrière du peloton", conclut cet athlète décidément atypique et attachant.