Voici pourquoi Anderlecht est tombé dans le piège de Saint-Trond
Saint-Trond a proposé un pressing intenable pour Anderlecht qui n'a pu frapper que sur contre.
- Publié le 20-10-2025 à 08h37
Quand on passe une partie du match à réfléchir à un jeu de mots autour du fait que De Cat signifie le chat en français sans rien trouver, cela témoigne de deux choses : qu'on n'a pas l'humour de Philippe Geluck et qu'Anderlecht ressemble de plus en plus à un one-man-show d'un gamin de 17 ans.
Avec un constat pour lequel il ne faut pas un diplôme de coach : il est fort. Le Brabançon a marqué. Commençons par là, même s'il est bien plus qu'une magnifique frappe en lucarne dans une position pas spécialement facile à exploiter.
Quand De Cat balance un ballon à 40 mètres, il est précis comme Stephen Curry derrière la ligen des trois points
Son talent se dévoile dans les quelques touches de balle en préface de l'action. Sous ses airs de pantin désarticulé – qui n'est parfois pas sans rappeler Hans Vanaken – il ne perd pas une seconde le contrôle du ballon avant d'armer.
Le baromètre d'un joueur au-dessus du lot passe par l'audio. Quand De Cat balance un ballon à 40 mètres avec la précision de Stephen Curry derrière la ligne des trois points, on entend des "oh" dans les tribunes.
Anderlecht n'a joué qu'en contre
Un homme ne suffit pas à déjouer un plan. Le projet des hommes de Wouter Vrancken était aussi ambitieux que dangereux. Une prise homme contre homme dans un pressing XXL le plus proche du but de Coosemans possible. C'était étouffant pour les Mauves qui ont parfois eu chaud ou ont peiné à sortir le cuir.
Saint-Trond s'est montré plus conquérant qu'Anderlecht sur l'ensemble de la rencontre. Besnik Hasi a articulé son jeu autour de la vitesse de ses flèches. En deuxième mi-temps, il a aligné son équipe la plus rapide avec Angulo, Camara, Saliba et Bertaccini pour faire mal à Saint-Trond.
La montée à la mi-temps de l'attaquant qui a fait le bonheur des Trudonnaires n'avait rien d'un cadeau pour son retour de blessure. C'était une nécessité tactique liée au pressing de l'adversaire.
Avant la pause, Anderlecht a réussi à faire mal en contre – en témoigne le deuxième but signé Cvetkovic sur un caviar de Hazard – mais jamais à faire le break pour se mettre à l'abri. Il est passé tout près mais l'épaule de Camara a franchi la ligne rouge sur ce qui aurait pu être le but du KO quelques minutes après le 1-2.
Au lieu de cela, le RSCA a progressivement craqué, a reculé et n'a presque plus rien montré offensivement. Saint-Trond a beau être la révélation du début de saison et un candidat au top 6, la fin de match ne peut jamais exister. La peur au ventre, incapable de faire mieux que défendre. La lutte pour les playoffs commence maintenant et les Mauves n'ont pas trop intérêt à laisser des plumes en chemin.
La feuille de match
Arbitre : Nicolas Laforge
SAINT-TROND : Kokubo ; Vanwesemmael, Van Helden (90e Janssens), Taniguchi, Hata (68e Juklerod) ; Yamamoto, Sissako ; Muja (77e Delpupo), Ferrari, Sebaoui (68e Matsuzawa) ; Goto.
ANDERLECHT : Coosemans ; Sardella, Hey, Kana, Ndiaye ; Saliba (61e Llansana), De Cat (81e Kanaté) ; Camara (61e Verschaeren), Hazard (89e Stroeykens), Angulo ; Cvetkovic (46e Bertaccini).
Cartons jaunes : Hey, Saliba.
Buts : 11e De Cat (0-1), 18e Yamamoto (1-1), 20e Cvetkovic (1-2), 76e Matsuzawa (2-2)