Les pétards sous des sièges durant le match Charleroi-Liège "auraient pu grièvement blesser quelqu'un": les auteurs risquent jusqu'à 15 ans de prison
Selon le parquet de Charleroi, qui a saisi un juge d'instruction pour "tentative d'incendie d'une construction dans laquelle se trouvent des personnes", les 14 dispositifs pyrotechniques artisanaux découverts peu avant le match par des supporters du Standard sont classés comme dangereux par le SEDEE, le service de déminage de l'armée.

- Publié le 07-04-2025 à 13h05
Ce dimanche, 25 minutes avant le coup d'envoi du match RCSC-Standard à Charleroi, la tribune des supporters du Standard a été évacuée par la police. Il se chuchotait que des pétards télécommandés avaient été trouvés sous quelques sièges. Le match a pu se dérouler comme prévu après inspection des tribunes par les forces de l'ordre.
Quatorze engins artisanaux à déclenchement à distance
Mais ce lundi, le parquet de Charleroi vient de confirmer les découvertes et apporte des précisions : 14 dispositifs de confection artisanale ont été découverts par la police de Charleroi, un chien "explosif" et le service SEDEE (Service d'Enlèvement et de Destruction d'Engins Explosifs) de la Défense. "Il s'agissait de feux du Bengale et de fumigènes reliés à un système de mise à feu à distance", explicite le parquet. C'est un supporter du Standard qui s'étonnait que son siège n'était pas correctement fixé qui a trouvé l'engin et qui a prévenu la sécurité.
Un risque de "brûlures sévères"
"Selon le SEDEE, en cas de déclenchement, ces engins auraient pu blesser grièvement, par des brûlures sévères, la personne assise sur le siège qui en était équipé ainsi que les sièges voisins", poursuit le parquet de Charleroi, qui "au vu de la gravité des faits" a décidé de saisir un juge d'instruction du chef de tentative d'incendie d'une construction dans laquelle se trouvaient des personnes. La peine encourue, selon le Code Pénal, est d'1 à 15 ans de prison.