La catastrophe pour le Belge Cian Uijtdebroeks au Tour de Valence, tout va bien par contre pour Remco
Victime d'une chute à 38 bornes de l'arrivée ce vendredi, le coureur de Movistar a été contraint à l'abandon. Il souffrirait d'une fracture du poignet et verra l'étape reine à la télévision.
- Publié le 07-02-2026 à 15h34
- Mis à jour le 07-02-2026 à 15h35

"N'attendez pas de bagarre entre les rivaux pour la victoire finale."
Sous le soleil d'Orihuela, départ de la 3e étape, Remco Evenepoel avait annoncé la couleur. Connaissant le tempérament du champion, on n'était pas obligé de le croire sur parole. Et on avait bien fait, puisque dans l'Alto de Tibi, seule difficulté du jour située à treize bornes de l'arrivée, il profita d'une attaque de son équipier Vlasov pour secouer le peloton. Mais il se releva.
Au final d'une étape remportée par le jeune Américain d'Ineos Grenadiers Andrew August (20 ans) qui se joua, sans avoir pris un relais, du Norvégien Adne Holter (Uno-X Mobility) ainsi que des Belges Florian Vermeersch et Johan Vervenne, qui avaient tous résisté au retour du peloton, le Brabançon grappilla un peu de temps à Brandon McNulty (1 seconde) et Joao Almeida (3 secondes), le duo du Team UAE – XRG.
Chaque occasion manquée est une de trop."
Un peu frustré par l'attitude du vainqueur du jour "qui n'a pas roulé un mètre pendant l'échappée, mais ça fait partie du jeu", Florian Vermeersch court toujours derrière son premier succès avec le maillot du Team UAE – XRG. "August était un poids mort dans le groupe et nous aurions sans doute mieux roulé sans lui mais je comprends la tactique des Ineos. Ils avaient un sprinter derrière. Donc, ce n'était pas eux de rouler. Ça fait mal et je dois apprendre à finir le travail, dit celui qui n'a levé les bras qu'une seule fois depuis le début de sa carrière : l'Antwerp Port Epic en 2022. Chaque occasion manquée est une de trop."
Si Bini Girmay fut tout heureux de garder son maillot jaune de leader, Cian Uijtdebroeks était, lui, malheureux comme les pierres. Victime d'une chute à 38 bornes de l'arrivée, le coureur de Movistar a dû abandonner. Son équipe craint une fracture du poignet gauche. Lui qui comptait monter en puissance au fil des courses, il pourrait, si ça se confirme, déjà faire une croix sur Paris-Nice (du 8 au 15 mars). On espère pour lui qu'il pourra être là au Tour du Pays basque, avant d'enchaîner avec les classiques ardennaises.
Je pourrais faire ces route à l'envers."
Remco Evenepoel, lui, va bien. Même si sa victoire de jeudi sur le chrono ne lui a pas permis de s'installer au sommet du classement général, il semble fin prêt pour l'étape reine de ce samedi. Vivant une bonne partie de l'année à Calpe, il connaît sur le bout des doigts les routes qu'empruntera le peloton. "Je pourrais les faire à l'envers", rigole-t-il.
Au menu : cinq difficultés. Dès le 23e kilomètre, les coureurs grimperont le Coll de Rates (13,3 km à 2,9 %) par le versant qui convient le mieux à Remco Evenepoel. Mais il se situe sans doute trop loin de l'arrivée pour que l'un des favoris essaie quelque chose. Viendra ensuite l'Alto del Miserat (5,4 km à 9,7 %), col de première catégorie. Le sommet de la Fustera (1 km à 3 %) sera, lui, atteint à 28 kilomètres de l'arrivée. Enfin, il restera douze bornes après le Puig de la Llorença (2,3 km à 9,3 %), estampillé première catégorie.
"Le plan reste le même : essayer de gagner ce Tour de Valence. On a deux cartes à jouer, puisque Vlasov et moi sommes bien placés au général."
Maintenant, l'heure est aux choses sérieuses. Sans Cian Uijtdebroeks. Malheureusement pour lui.