Jannik Sinner a très mal vécu son affaire de dopage : "À un moment, j'ai même pensé tout arrêter"
Suspendu pendant trois mois, l'Italien va reprendre la compétition sur le Masters 1000 de Rome la semaine prochaine.
- Publié le 02-05-2025 à 11h07

Ce sera le grand événement du Masters 1000 de Rome la semaine prochaine (7 au 18 mai). Après trois mois de suspension pour dopage, le n°1 mondial, Jannik Sinner, sera de retour sur les courts. Quelques jours avant cette échéance, l'Italien a donné une longue interview au journal télévisé de la Rai. Pour rappel, le Transalpin a été contrôlé positif à un anabolisant, le clostebol, en mars 2024 mais a toujours crié haut et fort son innocence en expliquant que le produit interdit était entré dans son corps à cause de son kiné qui l'utilisa pour soigner une blessure au doigt. "J'ai eu du mal à accepter ces trois mois de suspension, parce que je n'avais rien fait de mal."
Pendant les longs mois, entre le début de l'affaire et l'accord passé avec l'AMA sur la durée de sa suspension, Jannik Sinner a vécu avec le regard désapprobateur de nombreux adversaires.
"La façon dont je me suis senti sur le court, ce n'est pas comme ça qu'un joueur devrait se sentir. Le plaisir de jouer a diminué, parce que j'ai pensé à d'autres choses. Quand je suis arrivé en Australie en janvier dernier j'étais mal à l'aise, notamment parce que j'avais l'impression que les autres joueurs me regardaient différemment. À un moment j'ai même pensé tout arrêter."
Et pour celui qui domine le circuit ATP, il n'a pas été facile d'accepter la suspension de trois mois.
"Mon avocat et moi avons décidé de suivre cette voie, et nous avons traversé cette épreuve pendant un an. Pendant toute cette histoire, mon entourage m'a beaucoup aidé et a cru en moi. J'ai construit ma bulle, où personne n'entrait, ce qui m'a donné envie de continuer, de revenir et de bien me préparer pour les Grands Chelems. Tout s'est bien passé, même si je ne me sentais pas heureux sur les courts. Mais je le répète, trois mois de suspension, c'est trop long. Je voudrais aussi souligner que je n'ai pas connu un traitement différent car j'étais Jannik Sinner. J'ai été examiné peut-être même plus que d'autres athlètes."
Dès la semaine prochaine à Rome, toute cette histoire sera terminée : "Je retrouve le rythme avec des vrais entraînements, avec des bons joueurs. Parfois, ça se passe très bien, parfois, mon niveau baisse et je ne sais pas pourquoi. L'adrénaline de la compétition me manque."
