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Opioïdes en Belgique : "Le signal des Etats-Unis doit nous alerter"

La crise des opioïdes qui frappe les Etats-Unis depuis 2005 inquiète l'Europe. En Belgique, la consommation de ces médicaments, dérivés de l'opium, a considérablement augmenté ces dix dernières années.

Claire-Marie Luttun (st.)
Opioïdes en Belgique : “Le signal des Etats-Unis doit nous alerter”
©Isabelle Pateer

La crise des opioïdes qui frappe les Etats-Unis depuis 2005 inquiète l'Europe. En Belgique, la consommation de ces médicaments, dérivés de l'opium, a considérablement augmenté ces dix dernières années : plus d'un million de Belges ont reçu une prescription pour un opioïde en 2016, contre 638 000 en 2006, selon l'Inami (Institut national d'assurance maladie-invalidité). Parmi les plus vendus, on distingue les "opioïdes faibles", tels que le tramadol, la tilidine et la codéine (Contramal®, Valtran®), des "opioïdes forts" comme l'oxycodone, la morphine et le fentanyl (Oxynorm®, Durogesic®). Prescrits en principe pour le traitement des douleurs sévères, ils ont vu leur consommation s'élargir aux patients souffrant de douleurs chroniques, entraînant également une forte dépendance.

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