Traité plastique: l'UE prête à des compromis pour un accord mais pas à n'importe quel prix

La commissaire européenne à l'Environnement, Jessika Roswall, a appelé mardi à faire aboutir les négociations très difficiles en vue d'un traité sur la pollution plastique, censées se conclure jeudi après 10 jours de tractations à Genève.

An artwork by Canadian artist, activist, and photographer Benjamin Von Wong entitled "The Thinker's Burden" a 6-meter-tall sculptural remix of Rodin's iconic Thinker, which is being created for the Plastics Treaty Negotiations is seen in front of the United Nations Offices in Geneva on August 12, 2025. Talks on sealing a landmark treaty to tackle the global scourge of plastic pollution were still stuck in second gear on August 11, 2025, with time running out to bridge the chasm between the most ambitious countries and oil-producing states. (Photo by Fabrice COFFRINI / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY MENTION OF THE ARTIST UPON PUBLICATION - TO ILLUSTRATE THE EVENT AS SPECIFIED IN THE CAPTION
Traité plastique: l'UE prête à des compromis pour un accord mais pas à n'importe quel prix ©AFP or licensors

"L'UE est prête à un accord mais pas à n'importe quel prix. Il est temps de conclure réellement cet accord vital", a-t-elle déclaré lors d'un point presse improvisé en compagnie du ministre danois de l'Environnement, Magnus Heunicke.

"S'il y a eu un peu de théâtre hier, il y en aura encore beaucoup plus dans les jours à venir", a prévenu le ministre danois dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, semblant confirmer des rumeurs selon lesquelles le négociateur européen a menacé lundi soir de quitter la table des négociations.

L'UE fait partie d'une coalition des pays dits "ambitieux" qui souhaitent parvenir à un traité contre la pollution plastique prévoyant une réduction et une régulation de la production de plastique vierge dans le monde ainsi qu'une liste d'additifs chimiques dangereux, deux mesures auxquelles s'oppose une coalition de pays essentiellement pétroliers, ainsi que les représentants de l'industrie pétrochimique, observateurs des débats.

"Notre but est de parvenir à un traité juridiquement contraignant qui va protéger les générations futures de la pollution plastique", a ajouté M. Heunicke.

"Tous les pays et également l'Union européenne, nous devons examiner nos lignes rouges et voir comment elles pourraient évoluer - pas radicalement, mais voir ce qui pourrait être changé dans nos lignes rouges", a-t-il conclu.

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