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Les glaciers, un "compte bancaire en déficit" : en Europe, 10 % perdus en 3 ans

L'Unesco et l'Organisation météorologique mondiale viennent de lancer l'Année internationale de la préservation des glaciers. Cette initiative à l'échelle mondiale veut mettre en lumière le rôle vital des glaciers et les défis urgents posés par leur fonte accélérée.

Ice Memory
Les scientifiques de la Fondation Ice Memory en train de forer, au camp installé au sommet du glacier bolivien de l'Illimani, afin de récolter des données scientifiques. ©Sarah Del Ben/Aster Production/Fondation Ice Memory

La moitié des glaciers et des sites du patrimoine mondial disparaîtront d'ici à la fin du siècle, si les émissions de gaz à effet de serre continuent au rythme actuel. Et quel que soit le scénario climatique, un tiers de ces glaciers disparaîtront d'ici à 2050. Et cela inclut certains des glaciers les plus emblématiques comme les derniers du continent africain, tels le mont Kilimandjaro ou le mont Kenya, avertit l'Unesco.

L'organisation des Nations unies pour la culture, l'éducation et la science, en forme d'alerte, a déclaré 2025 l'année internationale pour la préservation des glaciers, afin d'en montrer les multiples impacts sur la planète et ses habitants. "Les glaciers et les calottes glaciaires stockent environ 70 % de l'eau douce mondiale, mais aujourd'hui ces formations reculent rapidement en raison du dérèglement climatique. Il est impératif de préserver ces ressources pour assurer la durabilité environnementale, la stabilité économique et la préservation des cultures et des moyens de subsistance des populations locales et autochtones", souligne l'agence onusienne, qui a fait le point sur l'état de la science concernant ces "châteaux d'eau de l'humanité".

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