La tentation du bar existe aussi à l'ONU

Le problème est si sérieux qu'un diplomate américain a dû rappeler à l'ordre ses collègues. Il propose également la création de zone sans ébriété.

L.Be.
La tentation du bar existe aussi à l'ONU
©OLIVIER PIRARD

Dans les locaux de l'ONU à New York, les débats durent souvent jusqu'au petit matin. Et d'après les confidences de certains diplomates, il n'est pas rare que des délégués finissent très éméchés. Selon le site Atlantic Wire qui révèle l'information, le problème est même devenu sérieux.

Lundi dernier, un diplomate américain a donc dû rappeler à l'ordre ses collègues devant la commission budgétaire de l'Assemblée générale. "Nous proposons en toute modestie que les lieux consacrés aux négociations soient à l'avenir déclarés zones interdites à l'alcoolisme", a affirmé l'ambassadeur américain pour le management et la réforme des Nations unies, Joseph Torsella.

Il assure que ses délégués onusiens ne se contentent pas "d'un petit verre au bar", et que ce problème n'est pas neuf. Un témoin anonyme a ainsi raconté avoir vu un greffier si imbibé qu'il a dû être remplacé. D'autres en ont déjà été malades. Tout cela pour dire que trop, c'est trop.

"La police du fun", comme l'a rebaptisé le site américain, propose donc qu'uniquement des jus de fruits et autres boissons sans alcool soient servis durant les séances. Le but étant d'améliorer la qualité des négociations. Il consent tout de même à garder "le champagne pour célébrer la fin réussie de la session et donner un peu de crédit à la réputation de la cinquième commission en cours".

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