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Chaque Gazaoui vit entouré par trente tonnes de décombres: "Les gens menaient une vie digne" avant la guerre

Le ramadan vient de débuter mais, malgré un long cessez-le-feu, l'atmosphère n'est pas à la fête.

Muslim worshippers perform evening Tarawih prayer on the first night of the holy fasting month of Ramadan at the Alkanz Mosque, which was damaged during the Israel–Hamas war, in Gaza City, Tuesday, Feb. 17, 2026. (AP Photo/Jehad Alshrafi)
Première prière marquant l'entrée dans le mois de jeûne de ramadan, mardi soir à Gaza City. ©Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

Où finit la dignité ? Dans la bande de Gaza ravagée par deux ans de guerre, la question continue de se poser dans chaque camp de déplacés, chaque abri de fortune, chaque immeuble éventré, que les intempéries hivernales inondent à répétition, accablant toujours plus les occupants. Walid l'assure : "Les gens menaient une vie digne" ici, avant qu'ils ne soient "dévastés et abîmés" par cette guerre. Aujourd'hui, "il n'y a pas d'argent" et "pas d'emploi", or le mois de ramadan, dont c'était la première journée ce mercredi, "demande d'avoir de l'argent", note ce résident de Gaza City interrogé par l'Associated Press, en particulier pour les repas de rupture du jeûne quotidien (iftar) où se rassemblent familles et amis.

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