Conflit Israélo-palestinien: "Peut-être la dernière chance" pour la solution à deux Etats, dit l'ONU

Les transformations en cours au Proche-Orient représentent "peut-être notre dernière chance" de parvenir à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, a estimé mardi une responsable de l'ONU, mettant notamment en garde contre les appels à l'annexion de la Cisjordanie occupée.

Conflit Israélo-palestinien: "Peut-être la dernière chance" pour la solution à deux Etats, dit l'ONU.
Conflit Israélo-palestinien: "Peut-être la dernière chance" pour la solution à deux Etats, dit l'ONU. ©Oren ZIV

"Le Moyen-Orient vit aujourd'hui une transformation rapide, à l'ampleur et l'impact incertains, mais qui représente une opportunité historique", a déclaré devant le Conseil de sécurité Sigrid Kaag, émissaire de l'ONU pour le processus de paix dans la région.

"Les peuples de la région peuvent sortir de cette période dans la paix, la sécurité et la dignité. Mais cela peut aussi être notre dernière chance de parvenir à la solution à deux Etats", a-t-elle averti.

Dans ce contexte, la poursuite de la colonisation en Cisjordanie, les opérations militaires israéliennes dans ce territoire palestinien occupé, et "les appels à l'annexion, représentent une menace existentielle pour la perspective d'un Etat palestinien viable et indépendant, et donc de la solution à deux Etats", a-t-elle insisté.

"La reprise des hostilités" à Gaza, où un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas est en vigueur depuis le 19 janvier, doit d'autre part "être évitée à tout prix", a-t-elle ajouté, appelant les parties à conclure les négociations sur la deuxième phase de l'accord de trêve.

"Si nous avions su ce qui allait se passer, il n'y aurait jamais eu de 7 octobre", avoue pour la première fois un haut responsable du Hamas

La résolution du conflit ne pouvant être que "politique", la communauté internationale doit s'assurer que "Gaza reste une partie intégrante d'un futur Etat palestinien" et d'une unification de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

"Il ne peut être question de déplacements forcés", a enfin affirmé Sigrid Kaag, alors que le président américain Donald Trump a dévoilé un plan qui envisage une prise de contrôle de Gaza et le déplacement de sa population hors du territoire.

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