Qui est Israël Katz, le nouveau ministre de la Défense israélien?
M. Katz était ministre des Affaires étrangères depuis le début de l'année, après l'avoir été entre 2019 et 2020.
- Publié le 07-11-2024 à 18h39

Surnommé le "bulldozer" par de nombreux médias israéliens, Israël Katz prend officiellement la tête du ministère de la Défense. Il remplace ainsi le populaire Yoav Gallant, dont la relation houleuse avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou était un secret de polichinelle. M. Katz, à l'inverse, est considéré comme un allié loyal du chef du Likoud (droite), dont il fait partie.
Né dans la ville côtière d'Ashkelon (sud-ouest) en 1955, il vient d'une famille de Juifs d'origine roumaine parmi les premiers immigrés sur le futur territoire israélien. Alors âgé de 18 ans, il intègre l'armée et rejoint la brigade des parachutistes en tant que soldat et chef d'équipe. Après son service militaire, il étudie à l'université hébraïque de Jérusalem puis fait ses premiers pas en politique en intégrant la Knesset (le Parlement israélien) et en rejoignant le Likoud en 1992. S'enchaîneront alors plusieurs postes ministériels : ministre de l'Agriculture puis du Transport en 2009. La même année, la justice décide de clore une enquête sur les nominations politiques effectuées par M. Katz lors de son précédent poste, malgré les recommandations de la police de l'inculper pour fraude et abus de confiance.
Il intègre finalement le ministère des Affaires étrangères en 2019 et restera en poste pendant deux mandats jusqu'en novembre 2024, malgré un bref passage par le ministère des Finances. À la tête de la diplomatie, le soixantenaire s'est surtout fait remarquer par la communauté internationale pour ses attaques contre divers dirigeants et organisations qui avaient désapprouvé les opérations militaires israéliennes. Il fait partie de ceux ayant le plus vivement critiqué l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), dont le Parlement israélien a récemment interdit les activités. En octobre, il avait également suscité l'indignation en déclarant "persona non grata" le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres sur le territoire israélien.
Peu après l'annonce de sa nomination, il a promis de mener le ministère de la Défense "à la victoire contre l'ennemi et atteindre les objectifs de la guerre : le retour des otages […], la destruction du Hamas, la défaite du Hezbollah, l'endiguement de l'agression iranienne et le retour dans la sécurité des habitants du nord et du sud (d'Israël) dans leurs foyers".
