Conflit israélo-palestinien: "Ne nous leurrons pas", cinq grands dirigeants se sont entretenus et délivrent un message

Samedi le Hamas lançait une attaque contre Israël depuis la bande de Gaza. Depuis les combats font rage entre les deux camps, au prix de nombreuses victimes. Revivez notre direct de la journée de lundi.

Les violents combats entre Israël et Palestine continuent ce lundi, deux jours après l'offensive du Hamas. Les victimes s'accumulent et la communauté internationale est rivée sur la situation. Trouvez ci-dessous le fil des informations de cette journée du lundi 9 septembre.

23h59 : Allemagne, Etats-Unis, France, Italie, Royaume-Uni "soutiendront les efforts d'Israël pour se défendre"

L'Allemagne, les Etats-Unis, la France, l'Italie et le Royaume-Uni "soutiendront les efforts d'Israël pour se défendre" et condamnent "sans ambiguïté possible le Hamas et ses actes terroristes révoltants", selon un communiqué commun publié lundi après un entretien des dirigeants des cinq pays.

"Nous tous reconnaissons les aspirations légitimes du peuple palestinien et nous estimons que les Israéliens et les Palestiniens ont droit, dans la même mesure, à la justice et à la liberté. Mais ne nous leurrons pas: le Hamas ne représente pas ces aspirations et il n'offre rien d'autre au peuple palestinien que plus de terreur et de sang versé", écrivent le chancelier allemand Olaf Scholz, le président américain Joe Biden, le président français Emmanuel Macron, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni et le Premier ministre britannique Rishi Sunak, dans ce texte diffusé par la Maison Blanche.

23h30 : Biden juge "probable" que des Américains soient otages du Hamas

Joe Biden a jugé "probable" lundi que des "citoyens américains se trouvent parmi les personnes retenues en otage par le Hamas", et indiqué que son administration travaillait avec les autorités israéliennes à leur libération.

Le président américain a par ailleurs annoncé dans un communiqué qu'au moins 11 Américains étaient morts dans l'offensive du groupe islamiste palestinien, en qualifiant cette nouvelle de "déchirante".

"Ce n'est pas une tragédie lointaine", a commenté le démocrate de 80 ans, en évoquant "tant de familles américaines qui souffrent de cette attaque ainsi que des blessures infligées au travers de milliers d'années d'antisémitisme et de persécution du peuple juif."

Il a indiqué que les forces de police avaient "augmenté la sécurité" autour de lieux où se rassemble la communauté juive aux Etats-Unis.

"En ce moment de douleur, le peuple américain est main dans la main avec le peuple juif. Nous nous rappelons la souffrance d'être attaqués par des terroristes chez nous, et les Américains dans tout le pays sont unis face à ces actions horribles qui ont à nouveau coûté des vies américaines innocentes. C'est un scandale", a encore déclaré le président.

23h00 : Les matchs européens des clubs de basket israéliens suspendus

Les matchs des compétitions européennes des clubs de basket israéliens ont été "suspendus" en raison de la "situation sécuritaire actuelle en Israël", a annoncé FIBA Europe lundi dans un communiqué. Le groupe de Namur en EuroCoupe féminine est concerné.

La décision de FIBA Europe concerne "tous les matchs impliquant des équipes israéliennes dans toutes les compétitions sous son égide et jusqu'à nouvel ordre", a expliqué l'instance, précisant que cela vaut pour les matchs à domicile et en déplacement. Cinq équipes israéliennes participent à l'EuroCoupe FIBA chez les dames ou à la FIBA Europe Cup chez les messieurs.

En EuroCoupe féminine, Namur figure dans le groupe G avec un club israélien, Ramla. Les rencontres entre les Namuroises et les Israéliennes sont normalement programmées les 19 octobre et 23 novembre. Jeudi, Namur entame son parcours à Lisbonne contre Benfica, les Britanniques de Caledonia Gladiators complétant ce groupe.

"Les dates et les heures des rencontres reprogrammées seront confirmées dès que la situation le permettra", a ajouté FIBA Europe, qui "continuera à surveiller la situation, car elle reste déterminée à donner la priorité à la sécurité et au bien-être de tous les participants et parties prenantes."

21h15 : Netanyahu prend la parole

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a appelé lundi à la formation d'un "gouvernement d'union nationale", au troisième jour de l'offensive majeure déclenchée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui a fait au moins 800 morts en Israël.

"J'appelle les dirigeants de l'opposition à former immédiatement un gouvernement d'union nationale d'urgence sans conditions préalables", a déclaré M. Netanyahu dans une allocution télévisée.

Benjamin Netanyahu, à la tête d'une coalition de droite, d'extrême droite et de partis ultra-orthodoxes, est confronté à l'une des plus grandes crises de l'histoire du pays.

Dans son intervention, il a détaillé les cinq points de son programme: récupérer le contrôle du territoire et "éliminer les terroristes" encore présents en Israël, mener une attaque "massive" contre le Hamas avec "une force inédite", "renforcer les autres fronts, au nord face au Hezbollah" et en Cisjordanie, continuer la campagne pour garantir le soutien de la communauté internationale et enfin "l'unité du peuple" avec la formation d'un gouvernement d'union nationale.

21h00 : Le Hezbollah affirme avoir bombardé deux casernes israéliennes

Trois membres du Hezbollah libanais, soutenu par l'Iran, ont été tués par des frappes israéliennes sur le Liban lundi, a annoncé le groupe chiite, sur fond de craintes d'escalade après l'infiltration de combattants palestiniens en Israël depuis le Liban.

Le Hezbollah a annoncé dans des communiqués distincts la mort de trois de ses membres, qualifiés par le groupe de "martyrs suite à l'agression sioniste dans le sud du Liban lundi après-midi".

Plus tard lundi, l'organisation a annoncé avoir bombardé deux casernes israéliennes en "réponse" à la mort de ses membres.

Qualifiant son attaque de "première réponse", le Hezbollah a affirmé dans un communiqué avoir bombardé les casernes "en utilisant des missiles guidés et des obus de mortier qui ont atteint directement" leurs cibles.

20h50 : Erdogan demande aux Palestiniens de "cesser de harceler" les Israéliens

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé lundi aux Palestiniens de "cesser de harceler" les Israéliens, alors que les combats font rage à Gaza.

"Nous demandons à Israël de cesser ses bombardements sur le territoire palestinien et aux Palestiniens de cesser de harceler les colonies israéliennes", a déclaré Erdogan dans une allocution télévisée.

20h45 : Le bilan de l'attaque du Hamas atteint les 900 morts, selon les médias locaux

Le bilan de l'attaque menée par le Hamas en Israël s'est encore alourdi, selon les médias israéliens. Plus de 900 morts auraient été dénombrés à la suite de l'attaque lancée samedi matin depuis la bande de Gaza.

Au moins 100 corps ont été retrouvés dans la colonie de Beeri, non loin de la bande de Gaza. Le Hamas avait pris d'assaut le kibboutz samedi. Certains habitants ont pu s'enfuir, mais des dizaines d'autres ont peut-être été enlevés, selon plusieurs habitants.

Des centaines de victimes ont également été recensées rien que dans un festival de musique et de nouveaux rapports font état de soldats tués.

Le dernier bilan du bureau de presse du gouvernement annonce quant à lui près de 800 morts et plus de 2.600 blessés. Quelque 150 personnes ont par ailleurs été enlevées par le Hamas, a ajouté le bureau de presse sur son compte Facebook.

20h40 : Près de 1.000 personnes se sont rassemblées pour soutenir le peuple israélien à Uccle

Près de 1.000 personnes se sont rassemblées pour soutenir l'État d'Israël devant l'ambassade israélienne à Uccle, lundi à 18h30. La mobilisation a été organisée par le Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB) et son pendant néerlandophone, le Forum der Joodse Organisaties (FJO). Des personnalités politiques étaient également présentes sur place, comme l'ex-Première ministre Sophie Wilmès.

"Cela réchauffe nos cœurs meurtris de nous retrouver tous ensemble, réunis et unis", a indiqué le président du CCOJB, Yves Oschinsky, après une minute de silence en hommage aux victimes.

Samedi à l'aube, le Hamas a lancé une offensive surprise dans le sud d'Israël, à laquelle l'État israélien a réagi en lançant une opération militaire d'envergure sur la bande de Gaza. Selon des médias locaux, près de 800 personnes ont déjà été tuées du côté israélien, plus de 550 du côté palestinien.

"Nous sommes ici pour montrer notre solidarité totale à la population israélienne. Nous sommes ici pour vous dire notre conviction profonde qu'Israël vaincra l'ennemi. Un ennemi qui veut répandre la terreur au sein de la population", a déclaré le président du CCOJB, au côté de l'ambassadrice d'Israël en Belgique, Idit Rosenzweig-Abu.

"Honte à ceux qui s'obstinent à vouloir justifier cette violence", a-t-il ajouté.

A protester holds an Israeli national flag during a rally in support of the people of Israel�at the call of the Belgian coordination committee of Jewish organisations (CCOJB) in front of the Israeli embassy in Brussels on October 9, 2023. The Palestinian militant group Hamas launched a shock deadly attack on Israel, which has declared war on Gaza, sparking fear of an escalating conflict in the crude-rich Middle East. (Photo by Simon Wohlfahrt / AFP)
Près de 1.000 personnes se sont rassemblées pour soutenir le peuple israélien à Uccle ©AFP or licensors

20h22 : 14 disparitions "inquiétantes" de Français, dont un mineur

Le ministère des Affaires étrangères français a annoncé lundi soir être "sans nouvelles" de 14 ressortissants dont un enfant de 12 ans qui se trouvaient en Israël et dont la "situation est considérée comme très inquiétante".

"Les informations dont nous disposons nous permettent de considérer comme très probable l'enlèvement de certains d'entre eux", a affirmé le ministère dans un communiqué, précisant que "ce nombre est encore susceptible d'évoluer".

19h42 : Il faut des solutions aux causes structurelles des violences, clament 16 ONG belges

Seize ONG belges, dont le CNCD-11.11.11, "condamnent sans équivoque les crimes de guerre commis à l'encontre des populations civiles, tant israéliennes que palestiniennes", ont-elles fait valoir ce lundi soir. A court terme, la priorité est la conclusion d'un cessez-le-feu. Mais "seules des solutions aux causes structurelles de ces violences pourront y mettre définitivement fin", souligne le collectif.

"Nos organisations condamnent sans équivoque les attaques du Hamas sur les civils israéliens qui constituent des crimes de guerre et doivent être condamnées comme tels. Elles condamnent avec la même force les frappes indiscriminées de l'armée contre la population civile palestinienne de Gaza", plaident les 16 ONG belges (le CNCD-11.11.11 et son équivalent flamand, l'Association belgo-palestinienne, Belgian Academics and Artists for Palestine, Broederlijk Delen, Entraide et Fraternité, Intal, la Centrale générale de la FGTB, le Mouvement ouvrier chrétien, Palestina Solidariteit, Pax Christi Vlaanderen, Solsoc, Soutien Belge Overseas, l'Union des progressistes juifs de Belgique, Viva Salud et Vrede).

Ces organisations demandent à l'Union européenne et à la Belgique de mettre la priorité sur un cessez-le-feu, la protection des populations civiles et le respect du droit international.

Il faut cependant rappeler le contexte de cette escalade de violences, poursuivent-elles. "Depuis plus de seize ans, un blocus est exercé par Israël sur la bande de Gaza, imposant ainsi une punition collective à plus de deux millions de Palestiniens et de Palestiniennes qui se voient en outre régulièrement soumis à des bombardements non discriminés de la part d'Israël sans pouvoir les fuir", regrettent les signataires du communiqué.

Ceux-ci déplorent la décision de la Commission européenne de couper l'aide aux Palestiniens, "qui ne fera que déforcer l'Autorité palestinienne et l'UNRWA et qui punit collectivement l'ensemble de la population palestinienne à l'heure où elle a le plus besoin de cette aide".

19h37 : Du matériel d'aide est prêt à la frontière égyptienne

Face au blocus israélien sur les importations de marchandises vers la bande de Gaza, la population de ce territoire pauvre dépend de l'aide humanitaire de l'Égypte. Du matériel provenant de diverses ONG est prêt au poste-frontière entre l'Égypte et Gaza, a déclaré lundi un représentant de l'ambassade palestinienne à Rafah.

Le poste-frontière est ouvert, mais les autorités égyptiennes doivent encore délivrer une autorisation. Des livraisons seraient néanmoins déjà arrivées à Gaza dimanche.

Des dizaines d'ambulances sont également en attente d'instructions des autorités égyptiennes et les hôpitaux de la zone frontalière sont en alerte, a indiqué le gouverneur du Nord de Sinaï.

19h36 : Le Hamas menace de tuer des otages en réaction aux raids israéliens

Le mouvement islamiste Hamas a menacé lundi soir de tuer des otages israéliens à Gaza en réaction aux raids israéliens sur l'enclave palestinienne, selon un communiqué.

"Chaque fois que notre peuple sera pris pour cible sans avertissement, cela entraînera l'exécution d'un des otages civils", a affirmé la branche armée du Hamas, les brigades Ezzzedine al-Qassem, dans un communiqué.

19h23 : La situation humanitaire dans la bande de Gaza se détériore, prévient l'Onu

L'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), craint que la situation humanitaire des personnes vivant dans la bande de Gaza ne s'aggrave. Depuis l'attaque du mouvement palestinien Hamas contre Israël samedi, l'armée de l'air israélienne bombarde des cibles du Hamas dans la bande de Gaza, où vivent plus de deux millions de personnes.

Quelque 74.000 personnes auraient cherché refuge dans les bâtiments de l'UNRWA dans la bande de Gaza depuis samedi et l'Onu s'attend à ce que ce nombre augmente encore. "Les gens se réfugient dans les bâtiments de l'Onu parce qu'ils pensent qu'ils sont en sécurité", explique un porte-parole. "Mais l'expérience des guerres précédentes montre qu'il y a déjà eu des morts dans les bâtiments de l'Onu.

Selon un rapport de situation de l'UNRWA publié dimanche, 14 installations des Nations unies à Gaza ont jusqu'à présent été touchées par des obus israéliens.

L'agence des Nations unies a fermé les écoles et cessé de distribuer de la nourriture. Près de 113.000 familles attendent désormais leur aide alimentaire. Dans la bande de Gaza, près de 1,5 million de personnes sont enregistrées comme réfugiés auprès des Nations unies.

Depuis l'attaque du Hamas contre Israël samedi matin, de violents combats opposent le mouvement radical palestinien aux forces de défense israéliennes (FDI). Lundi, l'armée israélienne a ordonné un blocus complet de la bande de Gaza.

Côté israélien, plus de 800 personnes auraient déjà été tuées et 2.500 blessées. Plus de 100 Israéliens auraient été enlevés et transférés dans la bande de Gaza. Du côté palestinien, on dénombre 560 morts et plus de 2.900 blessés.

18h43 : Erdogan met en garde Israël contre une attaque "indiscriminée" de Gaza

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde Israël lundi contre une attaque "indiscriminée" de civils à Gaza dans sa guerre contre le Hamas.

M. Erdogan a dit à son homologue israélien Isaac Herzog, lors d'une conversation téléphonique", que "frapper collectivement et de manière indiscriminée les habitants de Gaza ne ferait qu'accroître les souffrances et renforcer la spirale de la violence dans la région", a indiqué la présidence turque dans une communiqué.

18h06 : Un membre du Hezbollah tué au Liban dans un bombardement israélien à la frontière

Un membre du Hezbollah a été tué lundi par un bombardement israélien qui a visé une tour d'observation à la frontière avec le Liban, a indiqué à l'AFP un responsable de la formation pro-iranienne.

Le militant "est mort en martyr" près du village frontalier de Aïta al-Chaab, a précisé cette source. Israël a bombardé lundi le sud du Liban après avoir annoncé avoir tué "plusieurs suspects armés" qui s'étaient infiltrés sur son territoire, une opération revendiquée par le Jihad islamique palestinien.

17h58 : Scholz, Macron, Biden, Sunak vont s'entretenir lundi soir

Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ont indiqué qu'ils s'entretiendront lundi soir par téléphone avec le président américain Joe Biden et le Premier ministre britannique Rishi Sunak, au sujet du Proche-Orient.

"L'Allemagne et la France se tiennent en effet ensemble aux côtés du peuple israélien dans ce moment tragique", a dit Emmanuel Macron à son arrivée en Allemagne. A ses côtés, Olaf Scholz a insisté sur la nécessité d'empêcher une "déflagration dans la région".

17h31 : Swiss va organiser un vol de rapatriement depuis Tel-Aviv

La compagnie aérienne Swiss va organiser mardi un vol spécial de Tel-Aviv à Zurich à la demande du ministère des Affaires étrangères suisse pour rapatrier les ressortissants helvétiques après l'offensive du Hamas en Israël.

Ce vol est destiné "en premier lieu" aux réservations des ressortissants suisses sur place, annonce le ministère suisse des Affaires étrangères sur son site en ligne, ajoutant que l'aéroport de Tel-Aviv "est opérationnel mais peut être fermé temporairement pour des raisons de sécurité".

Actuellement, "environ 28.000 ressortissants suisses et leurs familles sont officiellement enregistrés en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, où ils résident", a détaillé le ministère. Environ 430 voyageurs ayant un lien avec la Suisse étaient enregistrés dans l'application de voyage de la Confédération, selon le ministère, qui est en contact avec eux.

Le ministère a reçu environ 500 appels concernant la situation en Israël, provenant de personnes se trouvant actuellement sur place, de proches inquiets ou encore de personnes ayant planifié un voyage en Israël prochainement.

Ce vol spécial, à bord d'un Airbus A321 d'une capacité de 219 places, décollera de Tel-Aviv à 18h15 (17h15 en Belgique) pour atterrir à Zurich à 21h35, détaille Swiss dans un communiqué.

Ce vol ne peut être réservé que par l'intermédiaire d'une hotline spéciale communiquée par le ministère des Affaires étrangères aux ressortissants et voyageurs suisses actuellement en Israël.

La compagnie aérienne, filiale de Lufthansa, a annulé tous ses vols pour Israël depuis samedi soir. Tous ses vols au départ et à destination de Tel-Aviv restent annulés jusqu'au samedi 14 octobre inclus.

"Nous suivons de près l'évolution de la situation", précise le communiqué de Swiss, qui va rester "en contact étroit avec les autorités compétentes".

Avant l'offensive du Hamas, la compagnie aérienne assurait 14 vols par semaine entre Zurich et Tel-Aviv, a-t-elle indiqué à l'AFP.

17h30 : Une réunion de la Ligue arabe organisée mercred

Les ministres arabes des Affaires étrangères se réuniront mercredi au siège de la Ligue arabe au Caire, a annoncé lundi le numéro deux de l'institution panarabe Hossam Zaki, au troisième jour de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien.

Lors de cette réunion "extraordinaire" présidée par le Maroc, les chefs de diplomatie discuteront "des moyens d'action politique au niveau arabe et international pour faire cesser l'agression israélienne sur la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

17h29 : Zelensky réaffirme son soutien à Israël à Netanyahu et compare le Hamas à la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réaffirmé le soutien de l'Ukraine à Israël à la suite des attaques menées par le Hamas lors d'un entretien téléphonique avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a-t-il indiqué sur ses réseaux sociaux.

"J'ai parlé avec Netanyahu pour exprimer la solidarité de l'Ukraine avec Israël, qui est confronté à une attaque délibérée de grande ampleur, et pour exprimer nos condoléances pour les nombreuses victimes", a écrit M. Zelensky sur X (anciennement Twitter). "Nous avons aussi parlé des implications de l'attaque sur la sécurité dans la région et au-delà".

Le président ukrainien a également indiqué qu'Israël avait le droit de se défendre contre les attaques venues de la bande de Gaza. "Nous condamnons toute forme de terrorisme", a-t-il précisé. "Personne ne pourra oublier ce que les terroristes ont fait en Israël. Des milliers de missiles sur des villes pacifiques, des personnes qui tirent sur des voitures. Hommes, femmes, enfants, personne n'a été épargné."

Dans un message vidéo lors d'une réunion de l'Otan, Volodymyr Zelensky a comparé le Hamas à la Russie, précisant que la seule différence était qu'Israël avait été attaqué par une organisation terroriste et l'Ukraine par un État terroriste.

16h42 : Des répercussions du conflit sur la France, une vingtaine d'"actes antisémites" depuis 48 heures

Une vingtaine d'"actes antisémites" ont été relevés en France depuis l'attaque samedi d'Israël par le Hamas, allant de propos menaçants" contre les juifs et Israël au déploiement de banderoles de soutien aux Palestiniens, a affirmé lundi le ministre de l'Intérieur.

Gérard Darmanin qui s'exprimait à l'issue d'une réunion avec les représentants de la communauté juive de France, a ajouté qu'il y avait eu "dix personnes interpellées" au cours des dernières 48 heures.

16h30 : "Nous allons changer le Moyen-Orient", déclare le Premier ministre israélien

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que son pays allait "changer le Moyen-Orient" dans le contexte de la guerre avec le Hamas, selon un communiqué de son bureau.

"Ce que le Hamas va vivre sera difficile et terrible (...), nous allons changer le Moyen-Orient", a déclaré M. Netanyahu à de hauts responsables locaux dans le sud d'Israël, où des combattants du Hamas ont mené une attaque surprise samedi matin.

16h06 : La Russie préoccupée par les évènements en Israël et à Gaza

La Russie observe avec une grande inquiétude l'explosion de violence entre Israël et le Hamas, a indiqué le Kremlin lundi.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les combats risquaient de déclencher une guerre plus large dans la région et a appelé les parties à la désescalade, a rapporté l'agence de presse russe Interfax.

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a quant à lui déclaré que Moscou était très préoccupé par la mort de centaines d'habitants d'Israël et de Palestine, à l'issue de discussions avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit.

15h53 : "Aucune négociation possible" pour le moment avec Israël, selon un responsable du Hamas

"Aucune négociation" n'est possible pour le moment avec Israël alors que les hostilités se poursuivent, a affirmé lundi à l'AFP un responsable du Hamas palestinien basé à Doha.

"L'opération militaire se poursuit et la résistance, menée par les Brigades Al-Qassam (branche armée du Hamas), continue de défendre les droits de notre peuple, donc il n'y a actuellement aucune négociation possible sur la question des prisonniers ou autre" avec Israël, a déclaré Hossam Badrane, membre du bureau politique du Hamas dans la capitale du Qatar.

15h43 : Brussels Airlines suspend ses vols vers Tel Aviv jusqu'à samedi inclus

Brussels Airlines et les autres compagnies appartenant au groupe Lufthansa suspendent tous leurs vols réguliers au départ et à destination de Tel Aviv jusqu'au samedi 14 octobre inclus, a annoncé la compagnie lundi après-midi dans un communiqué.

Elle justifie cette décision, prise à l'issue d'une "profonde analyse", par "l'évolution toujours incertaine de la situation sécuritaire en Israël".

La compagnie continue à suivre de près la situation en Israël et affirme être en contact étroit avec les autorités locales et internationales.

D'autres compagnies, comme Air France, KLM et Transavia, ont fait de même.

15h28 : L'UE suspend son aide au développement aux Palestiniens

L'Union européenne a suspendu tous les paiements de son aide au développement en faveur des Palestiniens et décidé de réévaluer l'ensemble de ses programmes en cours, qui représentent un total de 691 millions d'euros, a annoncé lundi le commissaire européen Oliver Varhelyi.

"Tous les paiements immédiatement suspendus, tous les projets réexamines, tous les budgets concernant des projets, y compris pour 2023, reportés jusqu'à nouvel ordre, réévaluation de tout le programme", a indiqué le commissaire hongrois en charge du voisinage et de l'élargissement, sur X (ex-Twitter).

15h10 : Israël a tué "des suspects armés" infiltrés du Liban

L'armée israélienne a annoncé avoir tué lundi "plusieurs suspects armés" qui s'étaient infiltrés en Israël à partir du Liban, selon un communiqué.

Auparavant, l'armée avait affirmé que "plusieurs suspects avaient pénétré le territoire israélien en provenance du Liban" et que des forces militaires étaient présentes dans la zone. "Des hélicoptères de combat mènent en ce moment des attaques dans cette zone", a ajouté l'armée.

15h06 : Près de 800 morts en Israël, selon les médias locaux

Au moins 800 personnes sont décédées depuis le début de l'offensive du Hamas en Israël, selon plusieurs médias israéliens, dont The Jerusalem Post et The Times of Israel.

Le ministère israélien de la Santé fait quant à lui état de 2.506 blessés, selon ces mêmes médias. Quelque 353 personnes sont grièvement blessées et 23 autres se trouvent dans un état critique.

Selon le ministère palestinien de la Santé, les frappes aériennes menées en réponse à l'offensive du Hamas ont tué au moins 558 personnes du côté palestinien. Plus de 2.800 autres ont été blessées.

14h45 : Bombardement israélien sur le sud du Liban

Israël a bombardé lundi les abords d'un village frontalier dans le sud du Liban, a indiqué à l'AFP un responsable local, l'armée israélienne affirmant avoir tué "un certain nombre d'activistes présumés" suite à leur infiltration depuis le territoire libanais.

Le Hezbollah libanais, qui avait tiré la veille sur des positions israéliennes à la frontière, a nié toute implication dans l'infiltration. "Les informations sur un affrontement entre des membres de la résistance et l'ennemi israélien ou sur une quelconque infiltration sont sans fondement", a déclaré le bureau de presse du parti pro-iranien.

14h24 : L'Egypte intensifie les contacts pour "arrêter l'escalade"

Le président Abdel Fattah al-Sissi a parlé lundi à son homologue émirati cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane, qui a récemment reconnu l'Etat d'Israël, selon son bureau.

La veille, il s'était entretenu avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II de Jordanie, responsable des lieux saints à Jérusalem et l'un des deux premiers pays arabes avec l'Egypte à avoir établi des relations avec Israël mettant fin il y a plusieurs décennies à l'état de guerre avec le voisin israélien.

Mohammed ben Zayed et M. Sissi, issu du renseignement militaire égyptien --en charge des négociations avec les mouvements de la bande de Gaza, notamment le Hamas au pouvoir dans l'enclave sous blocus israélien--, "se sont mis d'accord pour intensifier les discussions et les efforts diplomatiques" en vue d'"arrêter l'escalade militaire en cours", rapporte la présidence égyptienne.

M. Sissi a également discuté avec, entre autres, le président français Emmanuel Macron et le président du Conseil européen Charles Michel, alors que les ministres des Affaires étrangères de l'UE tiennent mardi une "réunion d'urgence" pour évoquer la situation en Israël et à Gaza.

La Ligue arabe, basée au Caire, examine, elle, une demande similaire de son représentant permanent de la Palestine. Le secrétaire général de l'organisation panarabe a, lui, appelé à trouver "une résolution juste au conflit israélo-palestinien" depuis Moscou aux côtés du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

14h20 : Les Palestiniens recensent 558 victimes parmi les civils et plus de 2.800 blessés

Le ministère palestinien de la Santé a indiqué lundi sur Facebook que 558 personnes ont été tuées et plus de 2.800 blessées dans les frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza. Il s'agirait exclusivement de civils. Selon l'agence de presse palestinienne WAFA, 91 enfants et 61 femmes font partie des victimes.

Selon les autorités israéliennes, au moins 700 personnes ont été tuées, côté israélien, et 2.243 blessées. Plus de 100 Israéliens auraient été enlevés et transférés dans la bande de Gaza.

14h15 : Les raids israéliens sur Gaza ont tué quatre "prisonniers", selon le Hamas

Les frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza ont tué quatre "prisonniers" détenus par la branche armée du Hamas, au troisième jour de la guerre avec Israël, a affirmé lundi le mouvement islamiste qui contrôle cette enclave palestinienne.

"Les bombardements de l'occupation (Israël, NDLR) hier soir et aujourd'hui sur la bande de Gaza ont causé la mort de quatre prisonniers de l'ennemi", détaille un communiqué des Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas. Des dizaines d'Israéliens ont été pris en otage par le Hamas depuis le début des hostilités.

13h48 : Israël ordonne l'arrêt "immédiat" de son approvisionnement en eau de la bande de Gaza

Les autorités israéliennes ont ordonné l'arrêt "immédiat" de l'approvisionnement en eau de la bande de Gaza, au troisième jour de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas qui contrôle ce territoire palestinien.

Le ministre de l'Energie, Israël Katz, a ordonné la "coupure immédiate de l'approvisionnement en eau (d'Israël) à Gaza", a indiqué son porte-parole dans un communiqué. Israël fournit 10% de la consommation annuelle en eau de ce territoire palestinien.

13h33 : Moscou juge que créer un Etat palestinien est la seule solution "crédible" au conflit

Moscou considère que la création d'un Etat palestinien est la solution "la plus crédible" au conflit qui oppose Israël et le Hamas, a affirmé lundi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

"Nous ne pouvons pas être d'accord avec ceux qui disent que la sécurité ne peut être assurée que par le combat contre le terrorisme", ajoutant que la création d'un Etat palestinien était "la solution la plus crédible".

12h45 : Le Kremlin craint l'entrée de "forces tierces" dans le conflit entre Israël et le Hamas

Le Kremlin juge que le risque de l'entrée de "forces tierces" dans le conflit entre Israël et le Hamas est "élevé", a estimé lundi son porte-parole. "Le risque d'implication de forces tierces dans ce conflit est élevé", a expliqué Dmitri Peskov, appelant à entamer un "processus de négociations dès que possible", selon les agences russes Ria Novosti et Tass.

Israël, cible d'une attaque surprise, craint désormais que d'autres groupes ne lancent un assaut également. Le Hezbollah libanais, allié du Hamas et de l'Iran, a tiré des obus sur un secteur contesté à la frontière.

La formation, bête noire de l'Etat hébreu, a dit avoir effectué ces tirs "en solidarité avec la résistance et le peuple palestiniens". Certains acteurs occidentaux pointent aussi une possible implication de l'Iran dans l'offensive du Hamas contre Israël.

Téhéran a rejeté lundi ces accusations, réfutant des informations publiées par le Wall Street Journal. Le pays a toutefois été l'un des premiers à apporter son soutien à l'offensive, disant "soutenir la légitime défense de la nation palestinienne". La Maison Blanche a de son côté affirmé qu'il était "trop tôt" pour dire si l'Iran était directement impliqué, ajoutant toutefois n'avoir "pas de doute" sur le fait que le Hamas était "financé, équipé et armé" entre autres par la République islamique.

12h17 : Réunion d'urgence mardi des ministres des Affaires étrangères de l'UE

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a annoncé convoquer mardi une "réunion d'urgence" des ministres des Affaires étrangères de l'UE pour évoquer la situation en Israël et à Gaza après l'offensive du Hamas. "Je convoque demain une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de l'UE à propos de la situation en Israël et dans la région", a indiqué lundi M. Borrell sur X (anciennement Twitter).

12h13 : L'Allemagne "suspend provisoirement" l'aide au développement aux Palestiniens

L'Allemagne "suspend provisoirement" l'aide au développement pour les Territoires palestiniens, dans l'attente d'un "contrôle" de son utilisation, a indiqué lundi une porte-parole du ministère du Développement, au surlendemain de l'attaque surprise contre Israël du Hamas qui contrôle la bande de Gaza. "Cela signifie que (l'aide) n'est pas versée pour le moment, pendant le contrôle, mais cela ne veut pas dire que cela est arrêté" définitivement, a précisé la porte-parole lors d'un point presse du gouvernement.

12h : Moscou et la Ligue arabe travailleront à "arrêter l'effusion de sang" en Israël et à Gaza

La Russie et la Ligue arabe travailleront à "arrêter l'effusion de sang" en Israël et à Gaza, a assuré lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui reçoit à Moscou le secrétaire général de cette organisation d'Etats arabes. "Je suis sûr que la Russie et la Ligue arabe (travailleront) avant tout à arrêter l'effusion de sang" avec les pays qui veulent "une paix durable au Moyen-Orient", a déclaré M. Lavrov.

Le ministre russe des Affaires étrangères a jugé "nécessaire non seulement d'arrêter les combats, de résoudre le problème avec les civils" mais aussi "d'établir la raison pour laquelle le problème (israélo-palestinien) ne trouve pas de solution".

Faisant écho à ces propos, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a appelé à trouver "une résolution juste au conflit israélo-palestinien" et à la création de "perspectives politiques", selon une traduction en russe de ses propos.

Il a également assuré que son organisation rejetait la violence "des deux côtés" dans ce conflit.

11h50 : Israël impose un "siège complet" à la bande de Gaza

Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a annoncé lundi l'imposition d'un "siège complet" à la bande de Gaza, au troisième jour de l'offensive déclenchée contre Israël à partir de ce territoire palestinien par le mouvement islamiste Hamas.

"Nous imposons un siège complet à Gaza", a déclaré M. Gallant dans une vidéo communiquée par ses services. "Pas d'électricité, pas d'eau, pas de gaz", a-t-il ajouté. Quelque 2,3 millions de Palestiniens vivent dans la bande de Gaza, un territoire densément peuplé et éprouvé par la pauvreté, sous blocus israélien depuis 2007.

11h35 : Plusieurs pays évacuent leurs ressortissants d'Israël

Plusieurs pays ont évacué dimanche et lundi leurs ressortissants d'Israël. La Bulgarie a évacué 90 civils à bord d'un avion gouvernemental dimanche. La Pologne a déjà récupéré 268 civils à l'aide d'un avion gouvernemental et de deux avions militaires Hercules, a annoncé le ministre de la Défense Mariusz Blaszczak.

La Roumanie a rapatrié 245 compatriotes de Tel Aviv, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères. Quatre avions, deux de la compagnie nationale Tarom et deux de compagnies aériennes privées, se sont rendus à Tel Aviv à cette fin.

Par ailleurs, deux avions militaires avec 215 Hongrois à bord ont atterri à l'aéroport de Budapest lundi matin. Ils étaient également partis de Tel Aviv, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto.

En Belgique, le SPF Affaires étrangères a indiqué dimanche soir qu'il n'était pas question d'évacuation pour le moment. "Nos missions diplomatiques sur le terrain, ainsi que nos services à Bruxelles, restent pleinement mobilisés".

11h20 : "Moyennement satisfait de la réaction d'Alexander De Croo"

"Je suis moyennement satisfait de la réaction du Premier ministre", a déclaré Joël Rubinfeld sur LN Radio ce lundi matin. Le président de la Ligue Belge contre l'Antisémitisme espérait "une réaction bcp plus engagée" de la part de la Belgique. "On voudrait un message de solidarité. Le faire spontanément aurait été un geste important."

11h18 : Alerte à la roquette et détonations à Jérusalem

Les sirènes d'alerte à la roquette ont retenti lundi à Jérusalem, et ont été suivies rapidement par plusieurs détonations, ont constaté des journalistes de l'AFP dans la ville. Les sirènes ont retenti autour de midi (11h00 heure belge). Elles avaient été entendues dans la Ville sainte samedi au premier jour de l'offensive militaire déclenchée par le Hamas palestinien à partir de la bande de Gaza, et des roquettes avaient alors été interceptées par la défense antiaérienne israélienne. Les sirènes n'avaient pas retenti dimanche.

11h15 : l'Autriche suspend son aide aux Palestiniens

Le gouvernement autrichien a annoncé lundi la suspension de ses programmes d'aide au développement dans les territoires palestiniens, en réaction à l'offensive du mouvement islamiste Hamas en Israël.

"Nous allons geler tous les paiements de la coopération au développement pour le moment", portant sur un montant de 19 millions d'euros, a déclaré le ministre conservateur des Affaires étrangères Alexander Schallenberg sur la radio publique Ö1. "L'ampleur de la terreur est tellement épouvantable. C'est une telle rupture qu'on ne peut reprendre le cours normal comme si rien ne s'était passé", a-t-il ajouté.

L'Autriche va donc "passer au crible et évaluer" tous les projets avec les territoires palestiniens. Les étapes ultérieures seront décidées "en coopération avec l'Union européenne et les partenaires internationaux", selon le chef de la diplomatie autrichienne.

Il a également annoncé la convocation au ministère de l'ambassadeur de l'Iran pour protester contre des "réactions abominables". La République islamique a été l'un des premiers pays à saluer l'attaque surprise et massive du Hamas lancée samedi.

L'Autriche est un pays neutre membre de l'UE qui a longtemps maintenu un dialogue exceptionnel dans le camp occidental avec l'Iran comme avec tous les pays arabes.

11h08 : Israël souhaite le rappel de 300.000 réservistes

L'armée israélienne prévoit de faire appel à 300.000 réservistes pour répondre à l'offensive massive lancée samedi contre Israël par le mouvement palestinien Hamas. Les belligérants s'affrontent principalement autour de la bande de Gaza. Il s'agit de plus grande mobilisation jamais réalisée dans le pays, indique le Jerusalem Post lundi sur X, l'ancien Twitter.

11h04 : Les Emirats arabes unis "consternés" par la prise d'otage de civils israéliens

Les Emirats arabes unis, qui ont normalisé leurs relations avec Israël en 2020, se sont dit "consternés" par la prise d'otage de civils israéliens après l'offensive lancée samedi contre Israël par le Hamas palestinien. Le ministère émirati des Affaires étrangères est "consterné par les informations selon lesquelles des civils israéliens ont été enlevés comme otages à leur domicile", a-t-il affirmé dans un communiqué publié dimanche soir.

10h51 : Au moins 493 morts et 2.750 blessés à Gaza

La bande de Gaza recense 496 morts et plus de 2.750 blessés à la suite des attaques israéliennes, a indiqué lundi le ministère palestinien de la Santé sur Facebook. Il s'agirait principalement de civils. Selon l'agence de presse palestinienne Wafa, 91 enfants et 61 femmes ont perdu la vie. L'attaque surprise du groupe radical palestinien Hamas samedi a entraîné de violents combats entre ce groupe et les forces armées israéliennes (IDF), principalement autour de la bande de Gaza. Selon les autorités de l'État hébreu, au moins 700 personnes sont mortes en Israël et 2.243 ont été blessées. Plus de 100 israéliens ont également été enlevés et emmenés dans la bande de Gaza.

10h45 : L'armée israélienne dit avoir le "contrôle total" des localités attaquées dans le Sud

L'armée israélienne a le "contrôle total" des localités du sud d'Israël attaquées depuis le déclenchement de l'offensive du Hamas palestinien à partir de Gaza samedi, a déclaré un porte-parole militaire, lundi, au troisième jour des combats. "Nous avons le contrôle total des communautés", a déclaré le général Daniel Hagari, porte-parole de l'armée, lors d'un point de presse télévisé, ajoutant néanmoins: "il pourrait y avoir encore des terroristes dans la zone".

10h42 : Jusqu'à 250 personnes massacrées dans la rave party samedi

Jusqu'à 250 personnes ont été massacrées samedi en Israël dans une rave party près de la frontière avec la bande de Gaza, au premier jour de l'offensive lancée par le Hamas, a indiqué lundi un bénévole ayant participé à la collecte des corps. "Dans la zone où a eu lieu la rave party, et (pour) la rave party elle-même, mon estimation, fondée sur le nombre de camions, chaque camion transportant 50 corps, et il y avait quatre ou cinq camions, je dirais environ 200-250 corps", a déclaré à l'AFP Moti Bukjin, porte-parole de Zaka, organisation spécialisée dans les premiers secours et la collecte et l'identification des corps conformément à la loi juive.

"Je suis bénévole à Zaka depuis 28 ans, et après la catastrophe de Meron (une bousculade meurtrière lors d'un pèlerinage juif dans le nord d'Israël), je pensais avoir touché le fond et j'ai voulu en finir (avec Zaka) après avoir vu 45 cadavres", a déclaré M. Bukjin joint par téléphone alors qu'il se préparait à retourner dans les zones du sud d'Israël frappées par des hommes armés du Hamas depuis samedi. "Je pensais que c'était la fin du monde, mais clairement, les choses peuvent être nettement pire, nettement pires", a-t-il ajouté la voix secouée par l'émotion, à l'évocation du spectacle morbide auquel il a dû assister à proximité du kibbutz Reim. "Ils ont massacré les gens de sang froid d'une façon absolument inconcevable", a-t-il encore dit.

Le témoignage d'une jeune DJ présente au festival israélien attaqué par le Hamas: "Un cauchemar"

10h39 : Les voyages non-essentiels déconseillés en Israël et fortement déconseillés à Gaza

Le SPF Affaires étrangères a mis à jour dimanche soir ses conseils de voyage pour Israël et les territoires palestiniens. Les voyages non-essentiels sont vivement déconseillés vers Israël et sont fortement déconseillés vers Gaza, en raison de la recrudescence des violences dans la région depuis samedi.

En raison de la situation "très tendue et imprévisible" sur place, les voyages vers Israël sont vivement déconseillés. La compagnie aérienne Brussels Airlines et le tour-opérateur TUI avaient déjà décidé samedi de suspendre leurs liaisons vers Tel Aviv respectivement jusqu'à ce lundi et jusqu'au 21 octobre. De nombreuses autres compagnies aériennes internationales ont pris des mesures similaires. Des vols restent toutefois possibles depuis l'aéroport de la ville israélienne. Les voyages vers la bande de Gaza sont pour leur part fortement déconseillés. "À l'intérieur de Gaza, les étrangers pourraient être la cible de menaces, d'attentats et d'enlèvements", précise le site des Affaires étrangères.

Une éventuelle évacuation des ressortissants belges dans la région n'est pas à l'ordre du jour, ajoute par ailleurs le service public fédéral. "Nous continuons à suivre la situation", conclut le porte-parole Nicolas Fierens Gevaert.

9h56 : Pékin "condamne les actions portant atteinte à des civils"

Le gouvernement chinois "condamne les actions portant atteinte à des civils", a affirmé lundi une porte-parole, après les affrontements entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël. "La Chine est très préoccupée par l'escalade continue du conflit israélo-palestinien", a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, ajoutant que Pékin "déplore les pertes civiles causées par le conflit", "rejette et condamne les actions portant atteinte aux civils".

9h53 : Le Hamas fait de nouveaux otages

Le Hamas a capturé un groupe de soldats israéliens, rapporte ce lundi la chaîne Al Jazeera.

9h47: Pour François Hollande, "la guerre est ouverte"

L'ancien président français s'est exprimé sur l'attaque du Hamas visant Israël ce samedi 7 octobre. "On n'est plus simplement sur des roquettes lancées et une réplique d'Israël, on est sur une opération terroriste qui ouvre la guerre", a affirmé François Hollande, sur les ondes de France Inter.

9h36: "Israël veut lancer une attaque terrestre dans les 24 à 48 heures"

Selon les informations du Washington Post, Israël serait sur le point de lancer une attaque terrestre conséquente visant la bande de Gaza. Des responsables américains ont affirmé auprès du média que celle-ci aurait lieu d'ici 24 à 48 heures. L'objectif serait de libérer les otages. Selon Al Jazeera, plus de 100.000 soldats israéliens se rassembleraient actuellement à la frontière avec les territoires palestiniens.

9h14 : Plus de 123.000 déplacés dans la bande de Gaza

La guerre entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël a fait plus de 123.000 déplacés dans la bande de Gaza, a annoncé lundi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). "Les hostilités ont causé des déplacements internes" de population, écrit OCHA, parlant de "plus de 17.500 familles représentant 123.538 personnes (...), principalement à cause de la peur, d'inquiétudes pour leur protection et de la destruction de leur logement".

7h48 : Combats en cours en "7 ou 8" points

L'armée israélienne continue de se battre lundi matin avec des combattants palestiniens infiltrés sur le territoire d'Israël en "sept ou huit" points autour de la bande de Gaza, a indiqué un porte-parole militaire plus de 48 heures après le début de l'offensive du Hamas. "Nous nous battons toujours, il y a sept ou huit endroits en terrain ouvert autour de (la bande de) Gaza où nous avons encore des guerriers en train de combattre des terroristes", a déclaré à des journalistes le lieutenant-colonel Richard Hecht.

7h34 : Douze Thaïlandais tués dans l'attaque du Hamas contre Israël

"Le bilan s'élève à douze morts", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kanchana Patarachoke. Huit Thaïlandais ont en outre été blessés et onze autres enlevés, a-t-elle précisé.

Les autorités tiennent prêts des avions de l'armée de l'air en vue d'une évacuation de ressortissants, a poursuivi cette source, en précisant qu'une date n'avait pas encore été fixée. Il y a environ 30.000 travailleurs thaïlandais en Israël, la majorité d'entre étant employés comme ouvriers agricoles, selon le ministère du Travail. "Nous avons environ 5.000 travailleurs dans la zone de conflit (...) Il y a 1.099 personnes qui sont enregistrées pour rentrer au pays", a relevé le ministre du Travail, Phiphat Ratchakitprakarn, dans un entretien diffusé à la télévision locale.

6h43 : "Plus de 500 cibles" frappées pendant la nuit à Gaza

"Plus de 500 cibles" du Hamas au pouvoir à Gaza et du Jihad Islamique palestinien ont été touchées dans la nuit de dimanche à lundi par des frappes aériennes et des tirs d'artillerie dans la bande de Gaza, a annoncé l'armée israélienne. "Pendant la nuit, des avions de combats, des hélicoptères, des aéronefs et l'artillerie ont frappé plus de 500 cibles des terroristes du Hamas et du Jihad islamique", indique l'armée dans un communiqué.

A missile explodes in Gaza City during an Israeli air strike on October 8, 2023. srael, reeling from the deadliest attack on its territory in half a century, formally declared war on Hamas Sunday as the conflict's death toll surged close to 1,000 after the Palestinian militant group launched a massive surprise assault from Gaza. (Photo by MAHMUD HAMS / AFP)
gaza ©AFP or licensors

6h36 : Le sénateur américain Schumer se dit "très déçu" par la réaction chinoise

Le chef de la majorité au Sénat américain, le démocrate Chuck Schumer reçu lundi à Pékin, a critiqué la position de la Chine qui a appelé à la "retenue" après les affrontements entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël. "J'ai été très déçu, pour être honnête, par la déclaration […] qui n'a montré aucune compassion ni aucun soutien à Israël en ces temps difficiles et troublés", a déclaré M. Schumer au chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi.

Le ministre chinois des Affaires étrangères a rencontré lundi à Pékin une délégation de sénateurs américains, au moment où Chine et États-Unis cherchent à apaiser les tensions malgré leur rivalité.

6h17 : L'Iran nie toute implication dans l'attaque du Hamas contre Israël

L'Iran a nié lundi toute implication dans l'attaque du Hamas contre Israël, rapporte le journal The Jerusalem Post. La délégation iranienne à l'ONU a publié une déclaration à cet effet. "Les mesures déterminées des Palestiniens constituent une défense parfaitement légitime contre 70 ans d'occupation et les crimes terribles du régime sioniste illégitime", peut-on lire dans la déclaration.

Celle-ci indique également que l'Iran soutiendra sans réserve les Palestiniens. "Mais nous ne sommes pas impliqués dans la riposte palestinienne, qui a été menée par la Palestine elle-même".

Auparavant, des membres importants du Hamas et du Hezbollah avaient déclaré que des responsables iraniens de la sécurité avaient aidé à planifier l'attaque surprise du Hamas contre Israël.

5h43 : Israël tente de reprendre le contrôle

L'armée israélienne s'efforce de sauver les otages israéliens qui se trouveraient encore à Gaza et évacuer l'ensemble des habitants de la région, alors que les cours du pétrole se sont envolés lundi. Cherchant à reprendre la main après cette attaque surprise de grande ampleur - par terre, air, mer - en plein Shabbat, le repos hebdomadaire juif, les forces israéliennes ont continué à traquer les membres du Hamas dans le sud d'Israël où ils ont massé 100.000 réservistes selon un porte-parole de l'armée. Elles ont aussi poursuivi leurs frappes aériennes contre des cibles à Gaza, où de nouveaux bâtiments ont été détruits.

1h42 : Plusieurs" Américains tués dans l'attaque du Hamas contre Israël

"Plusieurs citoyens américains" ont été tués dans l'offensive inédite contre Israël du mouvement islamiste palestinien Hamas, a déclaré dimanche un responsable américain. "Nous pouvons confirmer la mort de plusieurs citoyens américains", a déclaré ce porte-parole du Conseil de la sécurité nationale américaine. "Nous présentons nos plus sincères condoléances aux victimes et aux familles de tous ceux qui sont affectés", a-t-il ajouté.

1h30 : Plus de 1 100 morts

Plus de 700 Israéliens ont été tués depuis le début de l'attaque et 2.150 ont été blessés, a annoncé l'armée israélienne dans un nouveau bilan publié lundi matin.

Dans la bande de Gaza sous le contrôle du Hamas depuis 2007, 413 Palestiniens incluant 78 enfants et 41 femmes ont été tués et 2.300 blessés, ont annoncé les autorités locales dimanche. L'armée israélienne a déployé des dizaines de milliers de soldats pour reprendre le contrôle total des régions désertiques près de la bande de Gaza, sauver les otages israéliens qui s'y trouveraient encore et évacuer l'ensemble des habitants de la région d'ici à lundi matin. Le Hamas a fait "plus de 100 prisonniers", a indiqué dimanche le Bureau de presse du gouvernement (GPO).

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1h26 : Au Conseil de sécurité de l'ONU, plusieurs pays condamnent le Hamas

Plusieurs membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont condamné dimanche l'offensive surprise du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël, même si les Etats-Unis ont regretté l'absence d'unanimité lors de cette réunion d'urgence à huis clos.

"Une bonne partie des pays ont condamné les attaques du Hamas. Mais évidemment, pas tous", a regretté l'ambassadeur américain adjoint Robert Woods devant la presse à l'issue de la réunion. "Vous pouvez certainement identifier l'un d'entre eux sans que je dise quoi que ce soit", a-t-il ajouté, dans une allusion claire à la Russie dont les relations avec l'Occident se sont largement détériorées depuis l'invasion russe de l'Ukraine.

Selon des diplomates, aucun Etat n'a mis sur la table de proposition de déclaration commune, alors que le Conseil est régulièrement divisé sur le dossier israélo-palestinien et que certains membres espèrent un texte allant au-delà d'une condamnation du Hamas uniquement.

"Mon message a été en faveur de la fin immédiate des combats, d'un cessez-le-feu et de négociations significatives", a déclaré l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia, évoquant une situation étant le résultat en partie de "problèmes non résolus". Son homologue chinois Zhang Jun a lui condamné "toutes les attaques contre les civils", tout en insistant sur la nécessité d'un retour à un processus de paix pour parvenir à une solution à deux Etats.

"Il est anormal que le Conseil de sécurité ne dise rien", a-t-il lancé en sortant de la réunion.

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1h15 : L'Iran aurait aidé à planifier l'attaque du Hamas contre Israël

Selon des membres du Hamas et du Hezbollah, des officiers du corps des gardiens de la révolution iranienne travaillent avec le Hamas depuis le mois d'août pour préparer les offensives sur terre, en mer et dans l'espace aérien israélien. Les détails de l'opération auraient ainsi été mis au point lors d'une série de réunions dans la capitale libanaise, Beyrouth, selon ces mêmes sources.

Dans une interview accordée à CNN et diffusée dimanche, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a déclaré que les États-Unis "n'ont pas encore la preuve que l'Iran a mené ou est à l'origine de cette attaque en particulier, mais il existe certainement une relation de longue date".

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