Accord de paix en Ukraine : voici ce que prévoit Donald Trump si Vladimir Poutine rejette son plan
Zelensky a négocié à Berlin, mais Moscou reste inflexible et les États-Unis envisagent des sanctions.
- Publié le 17-12-2025 à 11h10
- Mis à jour le 17-12-2025 à 16h44

La guerre en Ukraine est-elle sur le point de se terminer ? Volodymyr Zelensky a rencontré ce lundi 15 décembre à Berlin les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner en vue de négociations sur un accord de paix. À l'issue de cette rencontre, le président ukrainien a souligné des "progrès" dans les discussions.
De son côté, l'Europe a avancé une proposition parallèle qui impliquerait le déploiement d'une force multinationale en Ukraine, des garanties semblables à celles de l'article 5 du traité de l'Otan pour Kiev, ainsi qu'une armée ukrainienne forte de 800 000 hommes.
Autant d'éléments considérés comme inacceptables par Moscou et déjà rejetés par le passé.
À Moscou, la participation des Européens aux discussions sur le plan américain pour l'Ukraine ne plaît pas du tout. "La participation des Européens, en termes d'acceptabilité (de l'accord par Moscou), n'augure rien de bon", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.
Des sanctions
Ce 17 décembre, Bloomberg annonce sur son site internet que les États-Unis prépareraient une série de sanctions contre le secteur énergétique russe "afin d'accroître la pression sur Moscou si le président Vladimir Poutine rejette un accord de paix avec l'Ukraine".
Selon le média, les Américains envisageraient plusieurs options, comme "le ciblage des navires de la flotte parallèle russe de pétroliers utilisés pour transporter le pétrole de Moscou, ainsi que des négociants qui facilitent ces transactions".
De son côté, Poutine réaffirme sa position : "Les objectifs de l'opération militaire spéciale seront sans aucun doute atteints", a-t-il affirmé lors d'une réunion avec des responsables du ministère de la Défense. "Nous préférerions y parvenir et éliminer les causes profondes du conflit par la voie diplomatique" mais, si "le pays adverse et ses protecteurs étrangers refusent de s'engager dans des discussions substantielles", le pays y parviendra "par la voie militaire".
