Un an après sa libération d'une prison russe, cet ancien détenu a tout perdu : "Plus de maison, plus de voiture, plus d'emploi…"
Paul Whelan a été libéré le 1er août 2024.
- Publié le 01-08-2025 à 11h58

Il y a un an, le 1er août 2024, la Russie et les Occidentaux échangeaient, avec l'aide de la Turquie, 26 de leurs ressortissants. Il s'agissait à l'époque du "plus vaste échange de prisonniers depuis la fin de la guerre froide", selon Washington.
Parmi les 26 prisonniers figuraient trois citoyens américains et une personne titulaire d'un permis de séjour aux États-Unis. L'un d'entre eux, Paul Whelan, un ex-Marine américain était détenu en Russie depuis fin 2018 pour espionnage. Il est aujourd'hui revenu sur ces années d'enfermement et sur son retour aux États-Unis sur CNN, mentionnant un emprisonnement "intéressant" et "non sans défis".
En effet, à son retour, l'homme s'est retrouvé presque sans rien : "Vous recommencez littéralement à zéro. Pour les gens comme moi qui sont rentrés chez eux après cinq ans et demi, nous n'avons vraiment pas grand-chose. Plus de maison, plus de voiture, plus d'emploi, plus d'assurance maladie". Au-delà de son stress post-traumatique, Paul Whelan, confie avoir développé de nouvelles allergies à cause de sa longue absence : "Il m'a fallu un peu de temps pour me sentir à l'aise de conduire dans les rues, d'aller au parc ou de faire les choses que je faisais avant. Je faisais des choses routinières que je n'avais pas faites depuis cinq ans et demi, six ans et il m'a fallu quelques mois pour m'y remettre."
De nombreuses entreprises refusant d'employer des personnes ayant fait de la prison, l'ancien détenu n'a pas encore retrouvé un travail : "La plupart des gens comprennent le problème de la détention injustifiée. Ils ne savent pas quoi faire. Cela ne correspond pas forcément à leurs politiques ou procédures."
Interrogé sur sa manière de célébrer cette première année depuis sa libération, Paul Whelan déclare : "J'ai une bouteille de scotch spéciale que je vais probablement ouvrir, et je pense que j'ai une boîte de cigares qui traîne."
