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En Russie, une mutinerie qui n'a duré que 24 heures: l'étrange sortie de l'homme qui voulait "aller jusqu'au bout"

Dans un épisode dont la Russie a le secret, le patron de la milice Wagner promet de détruire "tout ce qui sera mis sur notre route" vers Moscou avant d'accepter un exil au Bélarus. Tout cela en moins d'une journée.

Christophe Lamfalussy
In this image from video, residents of the southern Russian city of Rostov take photos of an armored vehicle in the street as they talk with military personnel on Saturday, June 24, 2023. Earlier in the day, the head of the Wagner group, mercenary leader Yevgeny Prigozhin said he had ordered his personnel to halt their march on Moscow to avoid shedding Russian blood. (AP Photo/APTN)
Samedi soir, dans les rues de Rostov, des habitants se faisaient photographier sur un tank abandonné par la milice Wagner après l'ordre de retrait lancé par leur chef, Evguéni Prigojine.

Moins de 24 heures. La mutinerie lancée vendredi soir par le chef de la milice russe Wagner n'aura finalement duré que quelques heures, avec une issue aussi rapide qu'imprévue, l'exil de Evguéni Prigojine au Bélarus et la promesse par le Kremlin que les enquêtes pénales le concernant ainsi que ses soldats ne seront pas poursuivies.

Tout a commencé vendredi vers 20 h 30 lorsque le tempétueux patron de la force paramilitaire a, dans un message audio, accusé l'armée russe d'avoir bombardé ses troupes dans ses bases arrière en Ukraine et appelé à une mutinerie contre le commandement militaire russe et le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

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