Vladimir Poutine annonce une "mobilisation partielle" en Russie, Macron appelle le monde à "mettre le maximum de pression" sur le président russe

Le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé dans une allocution télévisée, mercredi matin.

La Rédaction avec agence

Mercredi matin, le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé dans une rare allocution télévisée. Il a annoncé la mobilisation de centaines de milliers de Russes pour combattre en Ukraine, prévenant l'Occident que Moscou utiliserait "tous les moyens" pour se défendre. "Ce n'est pas du bluff", a-t-il martelé, la mine grave, accusant les pays occidentaux de vouloir "détruire" la Russie, d'avoir recours au "chantage nucléaire" contre elle et signifiant ainsi qu'il était prêt à utiliser l'arme nucléaire.

Le déroulement des faits de ce mercredi 21 septembre.

20h31: Plus de 1.300 arrestations lors de manifestations anti-mobilisation

Au moins 1.332 personnes ont été arrêtées mercredi en Russie lors de manifestations improvisées contre la mobilisation partielle pour l'offensive en Ukraine, annoncée dans la matinée par le président Vladimir Poutine, selon une ONG. Selon OVD-Info, organisation spécialisée dans le décompte des arrestations, les mobilisations ont eu lieu dans au moins 38 villes du pays. Il s'agit des plus importantes protestations en Russie depuis celles ayant suivi l'annonce de l'offensive de Moscou en Ukraine fin février.

20h12: L'Ukraine promet de "détruire" les Russes mobilisés au combat

Le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valery Zaloujny, a promis mercredi de "détruire" les Russes qui se rendront en Ukraine pour combattre, y compris ceux qui seront mobilisés après le décret du président russe Vladimir Poutine.

"Nous détruirons tous ceux qui viennent sur notre territoire avec des armes à la main -- que ce soit volontairement ou par mobilisation", a écrit sur Facebook M. Zaloujny, qui s'exprime rarement dans les médias.

17h26: Macron appelle le monde à "mettre le maximum de pression" sur Poutine

Emmanuel Macron a appelé mercredi la communauté internationale à "mettre le maximum de pression" sur le président russe Vladimir Poutine, qui s'est dit prêt à utiliser contre l'Occident "tous les moyens" de son arsenal.

"Je regrette profondément le choix du président Poutine d'entraîner son pays, en particulier la jeunesse, dans la guerre" en annonçant la mobilisation de réservistes, a ajouté le président français devant la presse en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York.

Il faut, a-t-il ajouté, que "nous mettions le maximum de pression sur le président Poutine pour qu'il cesse cette guerre qui n'a plus aucun sens", a-t-il poursuivi.

Car ses choix vont "au contraire du sens de l'Histoire, des intérêts de la Russie et évidemment de la communauté internationale et conduit à isoler encore davantage la Russie dans le concert des nations", selon lui.

Emmanuel Macron a salué les déclarations de la Chine et de l'Inde qui ont "appelé au cessez-le-feu" en Ukraine. "Et donc la Russie est de plus en plus isolée et est en train de s'engager dans une guerre qu'elle est la seule à vouloir et qui est illégale et illégitime".

"Plus personne ne comprend aujourd'hui les choix qui sont faits par la Russie", a-t-il relevé après avoir présidé une réunion avec des dirigeants d'Afrique et du Moyen-Orient et des responsables d'organisations internationales sur la crise alimentaire provoquée par la guerre.

17h16: Poutine veut "anéantir le droit de l'Ukraine à exister", dit Biden à l'ONU

Le président américain Joe Biden a accusé la Russie mercredi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU d'avoir "violé de manière éhontée" les principes fondateurs de la Charte des Nations unies. "Cette guerre anéantit le droit de l'Ukraine à exister, tout simplement", a lancé le président américain, dénonçant l'invasion par un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU de son voisin.

Le président américain a ajouté qu'il voulait "augmenter" le nombre de pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies.

17h13: Selon Kiev, l'Occident doit "redoubler d'efforts pour soutenir l'Ukraine"

L'Occident doit "redoubler d'efforts pour soutenir l'Ukraine" face à la menace d'utilisation de l'arme nucléaire proférée par le président russe Vladimir Poutine, a exhorté mercredi le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba.

"La seule réponse appropriée aux menaces belliqueuses de Poutine est de redoubler d'efforts pour soutenir l'Ukraine", a indiqué M. Kouleba sur Twitter, appelant à "plus de sanctions contre la Russie" et "plus d'armes pour l'Ukraine".

17h07: Le chef de la diplomatie européenne déclare que Poutine met en "danger" la "paix mondiale"

La paix dans le monde est mise "en danger" par les décisions du président russe Vladimir Poutine de mobiliser les réservistes et par ses menaces d'utiliser des armes nucléaires, a averti mercredi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. "L'annonce par Poutine de référendums fictifs, d'une mobilisation militaire partielle et d'un chantage nucléaire constituent une grave escalade", a-t-il tweeté.

"Menacer avec des armes nucléaires est inacceptable et représente un réel danger pour tous", a-t-il insisté.

"La communauté internationale doit s'unir pour empêcher de telles actions. La paix mondiale est en danger", a-t-il averti.

15h32: Le chef de l'Otan dénonce la "rhétorique nucléaire dangereuse" de Poutine

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a dénoncé mercredi la "rhétorique nucléaire dangereuse" du président russe.

"Il s'agit d'une rhétorique nucléaire dangereuse", a-t-il déclaré en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York. "Ce n'est pas nouveau, il l'a déjà fait à de nombreuses reprises", a ajouté Jens Stoltenberg. "Nous resterons calmes et continuerons à soutenir l'Ukraine", a-t-il encore dit.

14h52: Washington "prend au sérieux" la menace de Poutine, dénonce une "rhétorique irresponsable"

Les Etats-Unis "prennent au sérieux" la menace de Vladimir Poutine de recourir à l'arme nucléaire dans la guerre en Ukraine, a dit mercredi un porte-parole de la Maison Blanche, annonçant de "sévères conséquences" si le président russe passait à l'acte.

"C'est une rhétorique irresponsable de la part d'une puissance nucléaire, mais ce n'est pas incohérent avec la manière dont il s'exprime depuis sept mois et nous prenons cela au sérieux", a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, dans une interview avec la chaîne ABC.

"Nous surveillons du mieux que nous le pouvons leur posture stratégique de manière à pouvoir changer la nôtre si besoin. Rien ne dit actuellement que ce soit nécessaire", a-t-il toutefois ajouté.

Interrogé à propos de la mobilisation de 300.000 réservistes annoncée par le président russe, John Kirby a assuré: "Nous nous y attendions".

"Cela montre incontestablement qu'il est à la peine" sur le plan militaire, a affirmé cet ancien amiral.

Vladimir Poutine "a des problèmes de désertion, il force les blessés à retourner au combat, donc clairement il a un problème de recrutement", a encore indiqué le porte-parole.

14h38: Zelensky dit "ne pas croire" à l'utilisation d'armes nucléaires par Moscou

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne "croit pas" à l'utilisation d'armes nucléaires par Moscou dans la guerre en Ukraine, a-t-il déclaré mercredi dans une interview à la chaîne allemande Bild TV, après que Vladimir Poutine a agité cette menace dans un discours.

"Je ne crois pas que ces armes seront utilisées. Je ne crois pas que le monde laissera faire", a affirmé le chef de l'Etat ukrainien selon des extraits de cette interview retranscrits par Bild

Dans une allocution diffusée mercredi, le président russe Vladimir Poutine a annoncé une mobilisation de 300.000 réservistes en Russie pour soutenir son effort de guerre en Ukraine, et menacé l'Occident d'employer l'arme nucléaire.

"Demain, Poutine pourra dire : "nous voulons une partie de la Pologne en plus de l'Ukraine, sinon nous utiliserons des armes nucléaires", a poursuivi le président ukrainien.

"Nous ne pouvons pas accepter ce genre de compromissions", a commenté M. Zelensky.

L'Ukraine "poursuivra l'offensive", a-t-il déclaré, affirmant être "certain de libérer (nos) territoires".

Vladimir Poutine "veut noyer l'Ukraine dans le sang, y compris celui de ses propres soldats", a ajouté le chef d'Etat à propos de la mobilisation partielle décrétée par le président russe.

"Il a besoin d'une armée de plusieurs millions de personnes qui viennent à nous, car il voit qu'une grande partie de ceux qui arrivent s'enfuient", a-t-il ajouté, en référence aux défections dans l'armée russe.

"Nous savons déjà qu'ils ont mobilisé des cadets, des garçons qui ne pouvaient pas se battre. Ils ne pouvaient même pas terminer leur formation", a-t-il ajouté.

Le président ukrainien a également qualifié de "simulacre" les référendum d'annexion prévus vendredi par la Russie dans les territoires occupés. "90% des États ne les reconnaîtront pas", a-t-il ajouté.

14h29: Les annonces de Poutine sont "un acte de désespoir", estime Scholz

Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié mercredi d'"acte de désespoir" les récentes décisions de Vladimir Poutine qui a notamment annoncé une mobilisation partielle des réservistes russes pour combattre en Ukraine et des référendums dans des territoires de l'est du pays.

Vladimir "Poutine ne fait qu'empirer les choses. Il a depuis le début complètement sous-estimé la situation, et la volonté de résistance des Ukrainiens", a déclaré le chancelier lors d'une courte déclaration en marge de l'assemblée générale de l'ONU à New York. "La Russie ne peut pas gagner cette guerre meurtrière", a-t-il ajouté.

13h34: Suite à l'annonce de mobilisation, ruée sur les billets d'avion pour quitter la Russie

L'annonce par Vladimir Poutine d'une mobilisation partielle pour renforcer ses troupes en Ukraine a entraîné mercredi une ruée sur les sites Internet des compagnies aériennes pour tenter de quitter la Russie au plus vite.

Selon l'outil statistique Google Trends, qui permet de connaître la fréquence à laquelle un mot a été tapé sur Google, les recherches en Russie avec les termes "billets" et "avion" ont plus que doublé depuis 06H00 GMT mercredi, soit au début de l'allocution télévisée enregistrée de Vladimir Poutine.

La requête "quitter la Russie", elle, était réalisée 100 fois plus dans la matinée qu'en temps normal.

La région de Belgorod, frontalière du nord-est de l'Ukraine et touchée à plusieurs reprises depuis fin février par des frappes ukrainiennes, se retrouve d'ailleurs en tête du classement indiquant l'endroit où ces recherches ont été faites.

Les billets pour des vols directs vers les destinations les plus proches de la Russie - l'Arménie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan ou encore le Kazakhstan - sont tous épuisés pour la journée de mercredi, selon le site Aviasales, très populaire en Russie pour acheter ses billets.

En direction d'Istanbul avec Turkish Airlines, devenue depuis les sanctions occidentales et la fermeture de l'espace aérien européen l'une des principales voies de sortie du pays en avion, "tous les vols sont complets" jusqu'à samedi.

Chez AirSerbia, pour rejoindre Belgrade, le prochain vol avec des places disponibles était affiché pour le lundi 26.

Les vols intérieurs en direction de villes proches des frontières du pays ont eux aussi explosé, comme en témoignent ces billets proposés de Moscou à Vladikavkaz (sud) pour plus de 750 dollars... contre à peine 70 dollars normalement.

Une pétition en ligne sur le site change.org pour dénoncer la mobilisation a réuni 160.000 signatures en quelques heures.

13h15: La Chine appelle à un "cessez-le-feu à travers le dialogue" après l'allocution de Poutine

La Chine appelé à un "cessez-le-feu à travers le dialogue" dans le conflit en Ukraine après l'allocution du président russe Vladimir Poutine.

"La souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées, les objectifs et principes de la Charte des Nations unies doivent être suivis, les préoccupations sécuritaires légitimes de tous les pays doivent être prises en compte, et tous les efforts propices à une résolution pacifique des crises doivent être soutenus", a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, lors d'une conférence de presse.

"Nous appelons les parties concernées à mettre en place un cessez-le-feu à travers le dialogue et la consultation, et à trouver une solution qui règle les préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties dès que possible", a ajouté M. Wang. "La Chine appelle toutes les parties concernées à aplanir leurs différences convenablement par le dialogue et la consultation, et est prête à travailler avec la communauté internationale pour continuer à jouer un rôle constructif dans la désescalade de la situation".

12h20: "Le discours de Poutine confirme son désespoir et sa volonté d'escalade", réagit l'UE

Le discours ce matin du président russe Vladimir Poutine, confirmant l'organisation de référendums d'annexion et annonçant une mobilisation partielle, constitue une nouvelle preuve qu'il ne souhaite pas la paix mais l'escalade dans sa guerre d'agression contre l'Ukraine, a affirmé mercredi l'Union européenne. "C'est aussi un nouveau signe de désespoir de sa part sur la manière dont évolue son agression contre l'Ukraine", a ajouté Peter Stano, porte-parole de l'exécutif européen pour les Affaires étrangères.

"C'est un message clair à la communauté internationale dans son ensemble, surtout en cette semaine cruciale d'assemblée générale des Nations unies à New York, qu'il n'est intéressé que par la poursuite de cette guerre, qui est destructrice non seulement pour l'Ukraine au vu des atrocités commises, mais aussi pour tout autre pays dans le monde, car elle alimente les crises alimentaire et énergétique".

Avant l'allocution de Vladimir Poutine, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déjà averti depuis New York que l'UE ne reconnaîtrait jamais le résultat des référendums d'annexion annoncés par Moscou dans les territoires ukrainiens séparatistes ou sous contrôle russe. Toute tentative de la part de la Russie de modifier les frontières de l'Ukraine serait une violation de la charte des Nations unies, avait-elle ajouté.

11h33: "Rester calme et ne pas jeter de l'huile sur le feu", réagit Alexander De Croo

Le Premier ministre Alexander De Croo a préconisé mercredi de "rester calme et de ne pas jeter d'huile sur le feu" après le discours ferme du président russe Vladimir Poutine. "Je crois que nous devons réagir avec le calme nécessaire", a commenté M. De Croo auprès de la VRT. "Il ne faut pas jeter d'huile sur le feu. Nous ne devons pas agir par provocation".

D'un autre côté, le Premier ministre estime que l'Occident ne peut se laisser intimider par le président russe. "Nous devons être clairs dans notre attitude et continuer à soutenir l'Ukraine".

Le chef du gouvernement rappelle ainsi l'envoi par la Belgique d'armes vers l'Ukraine pour un montant total de 55 millions d'euros depuis le début du conflit. "Nous continuerons dans cette voie, dans les domaines où nous sommes forts".

Quant à la menace nucléaire exprimée par la Russie, M. De Croo rappelle que celle-ci n'est pas nouvelle.

"Il y a quelques mois, la Russie l'avait déjà fait. L'Otan avait alors réagi de manière très calme. Je pense que c'est ce que nous allons faire à nouveau".

11h30: La mobilisation en Russie mènera à "une énorme tragédie", dénonce l'opposant Navalny

La mobilisation partielle annoncée par le président russe Vladimir Poutine mènera à "une énorme tragédie", a dénoncé mercredi l'opposant incarcéré Alexeï Navalny.

"Tout cela mènera à une énorme tragédie et une énorme quantité de morts", a fustigé le principal détracteur du Kremlin lors d'une audience à l'un de ses nombreux procès, selon une vidéo partagée par des médias russes.

10h29: Le dollar au plus haut en 20 ans suite aux déclarations de Poutine

Le dollar bondissait mercredi à un plus haut en vingt ans face à un panier d'autres grandes devises, après que le président Vladimir Poutine a mobilisé sa réserve pour combattre en Ukraine et s'est dit prêt à user de "tous les moyens" pour se défendre. Alors que le billet vert profite par ailleurs de paris sur une politique monétaire stricte en amont d'une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) plus tard dans la journée, le Dollar index, qui le compare à des devises comme le yen, l'euro ou la livre, est monté à 110,87 points, un record depuis 2002.

10h15: "Un aveu d'échec", selon le ministre britannique de la Défense

L'annonce par Moscou de la mobilisation partielle en Russie et de "référendums" d'annexion de territoires constitue un "aveu d'échec" de l'invasion de l'Ukraine, a estimé mercredi le ministre de la Défense britannique Ben Wallace.

Le fait que le président russe Vladimir Poutine "ait rompu sa propre promesse de ne pas mobiliser une partie de sa population" constitue "un aveu de l'échec de son invasion", a-t-il affirmé. "Aucune menace ni propagande ne peut cacher le fait que l'Ukraine est en train de gagner cette guerre (...) et que la Russie est en train de devenir un paria mondial", a-t-il ajouté dans un communiqué.

09h35: Les prix du pétrole, du gaz et du blé à la hausse après le discours de Poutine

Les prix du pétrole brut augmentaient mercredi matin après le discours du président russe Vladimir Poutine déclarant une mobilisation partielle. Il en allait de même pour le gaz et le blé. Tant le pétrole de la variété Brent de la mer du Nord - qui a une influence directe sur le prix à la pompe en Belgique - que le pétrole américain devenaient ainsi 2% plus chers, pour arriver à des prix au baril respectifs de plus de 92 et de plus de 85 dollars.

Une nouvelle escalade du conflit pourrait mettre en péril l'approvisionnement en pétrole et encore réduire davantage l'offre de gaz russe, notamment via le gazoduc traversant l'Ukraine, redoutent les négociants.

Sur le principal marché à terme néerlandais, le gaz naturel voyait son prix croître de plus de 5%, pour atteindre plus de 203 euros par mégawattheure.

Une aggravation du conflit pourrait aussi compliquer encore un peu plus l'exportation de céréales ukrainiennes, qui sont actuellement acheminées vers le marché mondial par un couloir humanitaire traversant la mer Noire. Cela est possible grâce à un accord entre la Russie, l'Ukraine, la Turquie et les Nations unies. Une escalade du conflit menace de mettre en péril cet accord.

Le prix du blé partait dès lors lui aussi à la hausse mercredi matin après les déclarations du président Poutine. Il a atteint 9,08 dollars le boisseau sur le marché à terme de Chicago, soit le niveau le plus élevé depuis juillet. Le blé est également devenu nettement plus cher ces derniers jours.

09h25: "Un signe de faiblesse" de Moscou, selon l'ambassadrice américaine

L'annonce par Moscou de la mobilisation partielle en Russie et de référendums d'annexion de territoires ukrainiens est un "signe de faiblesse, de l'échec russe", a estimé mercredi l'ambassadrice américaine en Ukraine Bridget Brink. "Des référendums simulacres et une mobilisation sont des signes de faiblesse, de l'échec russe", a écrit Mme Brink sur Twitter tout en assurant que son pays allait continuer à "soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra".

09h01: La Russie reconnaît 5.937 soldats tués en Ukraine

La Russie a reconnu mercredi un bilan de 5.937 soldats tués depuis le début de son offensive en Ukraine fin février, un bilan largement en deçà des estimations ukrainiennes et occidentales.

"Nos pertes à ce jour sont de 5.937 morts", a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou dans un entretien à la chaîne de télévision Russie-24, après avoir affirmé que la Russie ne combattait "pas tant l'Ukraine que l'Occident" chez son voisin quelques minutes après la décision du président Vladimir Poutine de décréter une mobilisation partielle.

08h59: 300.000 réservistes seront mobilisés, annonce le ministre russe de la Défense

La Russie va mobiliser 300.000 réservistes pour renforcer ses troupes en Ukraine, a annoncé le ministre de la défense Sergueï Choïgou, prévenant que cela ne représentait qu'une partie infime du nombre de personnes mobilisables dans le pays.

"300.000 réservistes seront appelés", a-t-il dit, interrogé lors d'un entretien télévisé sur le nombre de personne qui seront appelés après la décision de Vladimir Poutine de décréter une mobilisation partielle. Selon le ministre, la Russie dispose d'un potentiel de mobilisation de quelque 25 millions de personnes.

08h29: Poutine brandit à nouveau la menace nucléaire

La Russie est prête à utiliser "tous ses moyens" de défense, y compris nucléaires, pour se "protéger", a averti le président russe Vladimir Poutine.

"Nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple", a affirmé le président russe dans une allocution télévisée enregistrée. "Ce n'est pas du bluff", a-t-il mis en garde, après avoir accusé l'Occident de vouloir "détruire" la Russie.

08h26: Poutine annonce une "mobilisation partielle" en Russie

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mercredi une "mobilisation partielle" des Russes en âge de combattre, ouvrant la voie à une escalade majeure dans le conflit en Ukraine.

"J'estime nécessaire de soutenir la proposition (du ministère de la Défense) de mobilisation partielle des citoyens en réserve, ceux qui ont déjà servi (...) et qui ont une expérience pertinente", a déclaré M. Poutine dans une allocution télévisée enregistrée.

"Le décret sur la mobilisation partielle est signé" et entrera en vigueur "aujourd'hui", a ajouté le président russe.

"Nous ne parlons que de mobilisation partielle", a souligné le président russe, alors que des rumeurs sur une mobilisation générale courraient ces dernières heures.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...