Enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque : Parmi les neufs interpellés, un assistant de Raphaël Arnault (LFI)
Jacques-Elie Favrot, assistant de Raphaël Arnault, figure parmi les neuf personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque.

- Publié le 17-02-2026 à 19h40
- Mis à jour le 17-02-2026 à 21h44

Un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault figure parmi les neuf personnes interpellées mardi dans l'enquête sur la mort à Lyon du militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information de BFM.
Jacques-Elie Favrot, assistant de l'élu insoumis, a été "cité par plusieurs témoins", avait rapporté lundi la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet en annonçant suspendre ses "droits d'accès" au palais Bourbon.
La veille, le jeune homme avait démenti, via son avocat, "être responsable de ce drame" et avait dit se "tenir à la disposition de la justice". Il s'était retiré de ses fonctions auprès de Raphaël Arnault "le temps de l'enquête", avait précisé Me Bertrand Sayn.
Raphaël Arnault a annoncé mardi soir avoir engagé la procédure pour "mettre fin" au contrat de son collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot.
"Mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires. Dès hier avant d'apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l'Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat. À l'enquête désormais de déterminer les responsabilités", a écrit Raphaël Arnault sur X.
Les faits
Quentin Derenque, 23 ans, a été roué de coups jeudi soir par plusieurs personnes cagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences PO Lyon. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.
Raphaël Arnault, cofondateur du groupe antifasciste La Jeune Garde dissous en juin 2025, avait exprimé "horreur et dégoût" à l'annonce de sa mort et souhaité sur X que "toute la lumière soit faite".
Quentin Deranque a été frappé jeudi à Lyon (centre-est) par "au moins six individus" masqués et encagoulés, selon la justice, puis a succombé deux jours plus tard à ses blessures.
Sitôt les interpellations connues, M. Mélenchon, chef de file de LFI, a déclaré qu'"on se déshonore (...) lorsque l'on frappe d'une manière qui comporte le risque d'infliger la mort". Mais LFI "n'accepte pas les leçons" du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui lui avait demandé auparavant de "faire le ménage" dans ses "rangs".
Depuis jeudi, les enquêteurs ont auditionné des témoins, exploité des vidéos et de la téléphonie et étaient parvenus mardi matin à identifier une partie des suspects.
Ils ont ensuite interpellé deux hommes dans le département de Haute-Loire et deux autres à Seyssel, dans le nord de l'Isère, mais "ce n'est pas fini", a déclaré à l'AFP la source proche du dossier.
Les autre personnes arrêtées sont toutes de la mouvance ultragauche, selon une seconde source proche du dossier.
