Le président biélorusse Loukachenko, surnommé le "dernier dictateur d'Europe", annonce qu'il ne briguera pas un nouveau mandat
Le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko (70 ans) a affirmé ne pas viser un nouveau mandat à la tête de cette ancienne république soviétique étroitement liée à Moscou.

- Publié le 08-08-2025 à 18h33
- Mis à jour le 08-08-2025 à 18h34
"Non, ce n'est plus dans mes intentions", a-t-il déclaré dans une interview vidéo accordée au magazine américain "Time" depuis Minsk. Il espère cependant rester aussi en forme que le président américain Donald Trump (79 ans), selon l'agence de presse officielle Belta.
Au pouvoir depuis 1994, Alexandre Loukachenko dirige la Biélorussie d'une main de fer et reste le dernier chef d'État en Europe à maintenir la peine de mort. En 2020, il avait violemment réprimé un mouvement de protestation historique contre sa réélection jugée frauduleuse.
Le 26 janvier 2025, de nouvelles élections présidentielles controversées ont eu lieu dans le pays, dont Loukachenko est ressorti vainqueur. Son mandat, le septième désormais, court jusqu'en 2030.
Dans cet entretien, Alexandre Loukachenko affirme qu'il aurait souhaité s'arrêter plus tôt, mais qu'il ne veut pas qu'on lui reproche d'avoir abandonné son pays. Il a nié que son plus jeune fils Nikolaï (20 ans) devienne son successeur.
Alexandre Loukachenko n'a pas exclu qu'un successeur puisse mener une politique légèrement différente. "Il ne doit pas tout bouleverser immédiatement", mais développer le pays avec sérénité. Le président biélorusse a si étroitement lié son pays à la Russie que sa propre marge de manœuvre s'en trouve limitée.
