Division au sein du Nouveau Front populaire : le PS ne soutient pas la menace de destitution d'Emmanuel Macron brandie par La France insoumise

Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a écarté l'hypothèse d'un soutien du PS à une procédure de destitution d'Emmanuel Macron, menace brandie par La France insoumise, estimant dimanche préférer la "censure" si le président refusait de nommer un Premier ministre issu de la gauche.

First Secretary of the French left-wing Socialist Party (PS) Olivier Faure delivers a speech after the announcement of initial results during the party's election night event following the first results of the second round of France's legislative election in Paris on July 7, 2024.  (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Division au sein du Nouveau Front populaire : le PS ne soutient pas la menace de destitution d’Emmanuel Macron brandie par La France insoumise ©AFP or licensors

Dans une tribune publiée dans l'hebdomadaire La Tribune Dimanche, les Insoumis avaient menacé le président d'engager cette procédure. Mais cette démarche "n'engage que leur mouvement" et non l'ensemble du Nouveau Front populaire, a écrit Olivier Faure sur X. "La réponse à une nomination d'un (Premier ministre) qui ne serait pas conforme à la tradition républicaine, est la censure", a-t-il ajouté, faisant disparaître toute chance de voir cette procédure aboutir.

Mais cette tribune "n'engage que leur mouvement" et non l'ensemble du Nouveau Front populaire, a écrit Olivier Faure sur X. "La réponse à une nomination d'un (Premier ministre) qui ne serait pas conforme à la tradition républicaine, est la censure", a-t-il ajouté.

Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, la cheffe des députés LFI Mathilde Panot et le coordinateur du mouvement Manuel Bompard avaient justifié leur initiative par la dénonciation d'un "coup de force institutionnel contre la démocratie" attribué à Emmanuel Macron, sur le point, selon eux "de nommer un chef de gouvernement sans tenir compte du résultat politique" des élections législatives anticipées.

Même s'il avait été soutenu par tout le NFP, cet "avertissement solennel" des Insoumis aurait été complexe à mettre en place: une procédure de destitution nécessite en effet de convaincre Assemblée et Sénat de se constituer en "Haute cour". Ce qui nécessite, notamment, une majorité des deux tiers dans chaque hémicycle, puis lors du vote de tous les parlementaires.

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D'autres membres du PS se sont désolidarisés de la proposition de LFI, comme l'opposant interne à Olivier Faure, Nicolas Mayer-Rossignol. "Discutée ? Non. Approuvée ? Non. Engageant le NFP ? Non. Cette tribune - ni fait ni à faire - n'engage que ses auteurs", a écrit sur X le maire de Rouen.

"Destituer le Président pour cause de non-respect de la volonté mélenchonienne ? Lunaire! LFI tire encore la gauche vers l'extrémisme et sort du champ républicain", a pour sa part réagi le ministre démissionnaire de la Justice Eric Dupond-Moretti.

Arrivée en tête du second tour des législatives anticipées mais loin de la majorité absolue à l'Assemblée, la coalition de gauche du NFP revendique Matignon et aimerait y installer la haute-fonctionnaire Lucie Castets.

Cette dernière doit accompagner une délégation du NFP à l'Elysée vendredi lors d'une journée de consultations organisée par Emmanuel Macron avec tous les responsables des forces politiques du Parlement.

Interrogée par La Tribune Dimanche, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier avait pour sa part évité le sujet: "Je n'ose imaginer qu'Emmanuel Macron ne nomme pas Lucie Castets", avait-elle balayé.

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