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Edi Rama, toujours au service de l'Occident pour faire oublier les dérives en Albanie

Le 6 novembre, le Premier ministre albanais, s'est entendu avec son homologue italienne Giorgia Meloni pour "délocaliser" sur le sol albanais des personnes demandant l'asile en Italie.

Jean-Arnault Dérens
Laurent Geslin
Italy's Premier Giorgia Meloni, right, and Albania's Prime Minister Edi Rama, left, shake hands after the signing of a memorandum of understanding on migrant management centres during a meeting in Rome, Italy, Monday, Nov. 6, 2023. (Roberto Monaldo/LaPresse via AP)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre albanais Edi Rama se serrent la main après la signature d'un protocole d'accord sur les centres de gestion des migrants lors d'une réunion à Rome, Italie, lundi 6 novembre 2023. ©LaPresse

Il est grand, baraqué, mais quand il prend la pose avec ses collègues chefs d'État ou de gouvernement, ce sont souvent ses pieds que l'on remarque. Edi Rama aime chausser des baskets et jouer la transgression des codes, qu'il s'agisse de son apparence physique ou de ses choix politiques. Enfant de la nomenklatura de l'Albanie stalinienne, maire de Tirana entre 2000 et 2011, cet artiste qui a fait ses études aux Beaux-Arts de Paris, avait fait repeindre de couleurs chatoyantes les immeubles socialistes du centre de Tirana, afin de rendre les habitants de la capitale à nouveau "fiers" de leur ville. On dit aussi que le premier édile prenait déjà sa dîme sur les nouvelles constructions qui commençaient à se multiplier. Devenu Premier ministre en 2013, l'homme dirige désormais l'Albanie d'une main de plus en plus autoritaire, mais sait toujours se rendre utile à ses partenaires étrangers.

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