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Le lanceur d'alerte, qui a dénoncé le scandale des ventes d'armes, est poursuivi

Aleksandar Obradovic a dénoncé les réseaux occultes des ventes d'armes serbes. Le pays demeure un producteur et exportateur d'armes, une activité qui finance des proches du régime.

SERBIA-BELGRADE-MILITARY SHOW
©Reporters / Photoshot

Aleksandar Obradovic a dénoncé les réseaux occultes des ventes d'armes serbes. Le pays demeure un producteur et exportateur d'armes, une activité qui finance des proches du régime.

Je connaissais les risques, je savais bien que je risquais la prison, mais ma conscience m'a obligé à parler." Aleksandar Obradovic, employé de l'usine d'armes Krusik, a dénoncé les réseaux occultes des ventes d'armes serbes, qui éclaboussent directement les plus hautes sphères de l'État et les cadres du Parti progressiste serbe (SNS), la formation du président Vucic. Et il a payé le prix fort.

Arrêté le 18 septembre, il est resté détenu au secret jusqu'au 10 octobre, quand l'hebdomadaire d'opposition NIN a révélé sa situation. Aussitôt, des manifestations ont éclaté dans sa ville de Valjevo, à une soixantaine de kilomètres de Belgrade, où Krusik représente le principal employeur, avec plus de 3 000 salariés. Aleksandar Obradovic est alors sorti de prison, mais pour être immédiatement placé en résidence surveillée, avec une heure de sortie par jour, l'interdiction d'accès à Internet et son salaire réduit au quart, soit quelque 130 euros par mois. Saisie en référé, la cour d'appel de Belgrade a finalement cassé cette mesure le 18 décembre, estimant qu'Aleksandar Obradovic ne risquait pas de s'enfuir. Mais le lanceur d'alerte est toujours en attente de son procès.

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