Un nouveau type d'espionnage ? La Chine accuse les services de renseignement étrangers d'envoyer des "tortues espionnes"
La Chine estime que des services de renseignement étrangers envoient des animaux marins pour recueillir des données.
- Publié le 12-06-2026 à 16h48

On pourrait croire à une blague mais c'est le ministère de la sécurité de l'État chinois lui-même qui l'affirme sur les réseaux sociaux. Selon le ministère, des animaux marins envoyés par des services de renseignements étrangers seraient en train d'espionner la Chine.
Le ministère explique dans un post sur les réseaux sociaux intitulé "tortues espionnes, poissons espions" : que "des animaux marins de taille relativement importante équipés de capteurs ont été découverts dans certaines eaux chinoises". Ces animaux auraient été retrouvés "en train de nager dans une zone précise, recueillant des données sensibles sur l'environnement marin comme la température de l'eau, la salinité et les courants océaniques, puis en train de les transmettre à l'étranger par satellite".
Les données recueillies par les animaux seraient ensuite utilisées pour établir des cartes sous-marines selon la Chine. Pékin pense en effet que les renseignements vont permettre "d'identifier les points faibles des défenses côtières chinoises", ce qui constituerait "une grave menace pour la sécurité nationale".
Mais les créatures sous-marines ne sont pas seules dans l'arsenal des services étrangers selon des informations recueillies par CBS News. La Chine estime, en effet, que des bouées avec des capteurs de haute précision ainsi que des cargos équipés de dispositifs placés dans ses eaux, pourraient enregistrer "la dynamique portuaire".
La Chine n'a cité aucun pays dans le placement de ces dispositifs. Elle invite néanmoins les pêcheurs à signaler toute bouée ou équipement suspect.
Ce n'est pas la première fois que des animaux sont employés dans des conflits. En effet, des dauphins ont déjà été utilisés dans le cadre des renseignements. La Russie utiliserait d'ailleurs toujours cette espèce pour "surveillance les ports" selon un spécialiste qui s'est confié à La Libre.

