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"On n'en finira jamais dans ce pays": au lendemain du drame, le Liban panse ses blessures

Au lendemain des deux explosions qui ont ravagé Beyrouth, l'heure est au premier bilan.

Lafond Jenny, correspondante à Beyrouth
"On n'en finira jamais dans ce pays": au lendemain du drame, le Liban panse ses blessures
©AFP

Il suffit de circuler dans les rues de Beyrouth et de sa périphérie pour réaliser le drame vécu mardi soir par les Libanais, malgré un soleil trompeur qui éclaire la ville de cette lumière si particulière. Pas une rue, pas un quartier n'a échappé aux gigantesques explosions survenues au port de Beyrouth qui ont, l'une après l'autre, soufflé toute la partie orientale de la capitale.

Au lendemain de la catastrophe, le mohafez (gouverneur) de Beyrouth, Marwan Abboud, délivrait de premières estimations affolantes : "entre 3 et 5 milliards de dollars, peut-être même plus", de dégâts matériels. À cela s'ajoutent "entre 250 000 et 300 000 habitants [qui] se retrouvent désormais sans abri", leurs maisons ayant été détruites ou étant trop endommagées pour être encore habitables. Plusieurs dizaines de personnes ont passé leur nuit dans la rue, sans savoir où aller.

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