"Aucune logique apparente dans ces licenciements" : d'anciens fonctionnaires américains racontent leur cauchemar incarné par Musk et Trump
Les fonctionnaires tombent comme des mouches sous le régime Trump aux États-Unis.
- Publié le 04-03-2025 à 17h07

On le sait, Elon Musk a été placé parmi les ministres des États-Unis afin de mener une mission primordiale : réduire les dépenses publiques du pays. Et ceci passe par des licenciements à la pelle dans la fonction publique, 200 000 employés étant menacés de perdre leur poste. La purge a commencé.
"Une décision arbitraire"
Shaw Vallier, ancien employé de l'administration publique américaine, s'est confié au micro de BFMTV. "Ça ne semblait pas réel", déplore-t-il en expliquant avoir été averti de son licenciement via un simple e-mail. "Cela a été géré n'importe comment, de façon totalement chaotique […] C'est une décision arbitraire, injuste et incroyablement irrespectueuse. Si l'objectif était vraiment de supprimer des postes inutiles, on pourrait au moins s'attendre à ce qu'ils prennent le temps d'essayer de comprendre ce que font réellement les gens. Mais là, il n'y avait aucune logique apparente dans ces licenciements", estime-t-il.
Un autre homme, Philip Matthia, a vécu le même cauchemar, qu'il qualifie comme "le pire jour de sa vie". "J'étais enfin heureux, mes collègues étaient formidables, et je pensais pouvoir me reconstruire ici", déclare-t-il en pleurs. L'ancien fonctionnaire dépeint l'impact de ces licenciements en chaîne sur l'atmosphère générale de son ancien lieu de travail : "Même les gens qui n'ont pas été licenciés étaient dévastés de perdre leurs collègues."
Une justification jugée bateau
Ces personnes ont toutes reçu la même justification de licenciement dans le mail, soit qu'ils "ne remplissaient pas les compétences requises pour le poste". "Non seulement le ton est glacial, mais c'est faux et absurde. Ça ne reflète en rien la réalité. J'adorais et je savais faire mon travail. C'est vraiment comme faire un deuil. Je panique, je fonds en larmes plusieurs fois par jour, je suis bourrée d'inquiétude", explique encore une femme victime des mêmes faits, Heather O'Brien. "J'ai travaillé toute ma vie dans l'espoir d'un jour œuvrer pour la faune dans le domaine public…", déplore-t-elle.

