Gesticulation et paralysie en RDC
Malgré les possibles sanctions contre le Rwanda, les rebelles congolais poursuivent leur avancée.

- Publié le 07-02-2025 à 23h57
- Mis à jour le 09-02-2025 à 12h58

La Belgique. Paris. L'Union européenne. Les Nations unies et bien d'autres ont annoncé leur détermination à imposer des sanctions ciblées contre Kigali pour son soutien aux troupes antigouvernementales congolaises qui ne cessent de gagner du terrain dans l'est de la République démocratique du Congo.
Deux semaines après la chute de Goma, la grande ville de la province du Nord-Kivu, les sanctions se font attendre. Et les rebelles congolais continuent leur progression avec, cette fois, en ligne de mire, la ville de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu. Un constat évident s'impose, les derniers "verrous" sont en train de sauter rapidement et le régime congolais de Félix Tshisekedi ne tient plus qu'à un fil.
La communauté internationale pérore, gesticule, mais personne n'est disposé à aller trop loin pour défendre un régime qui a réussi à se mettre à dos la plupart des États africains et nombre de grandes capitales de par le monde. L'exemple le plus frappant est à chercher à Bruxelles. Depuis son arrivée au pouvoir, dans les conditions qui ont tout d'une supercherie grossière, la diplomatie belge a fait montre d'une cécité dangereuse. Elle a toujours déroulé le tapis rouge pour son ami Félix qui, dans son pays, corrompait les institutions, s'asseyait sur les textes de lois, emprisonnait ses opposants, et s'enrichissait sans frein sur le dos de 100 millions de Congolais dont la plupart vivent dans un dénuement total. Il aura fallu attendre la condamnation à mort d'un Belge à Kinshasa pour que notre pays se réveille et se décide enfin à montrer les dents lors de la confirmation, en appel, de cette condamnation et, le lendemain, suite à l'attaque contre notre ambassade à Kinshasa, menée par des troupes du parti présidentiel.
Ce bras d'honneur à la Belgique, Tshisekedi l'a adressé à la plupart de ses voisins en ne respectant aucun de ses engagements. Il a aussi franchi toutes les lignes rouges en engageant des mercenaires et en armant des rebelles qu'il a tenté de présenter comme des patriotes. Difficile dès lors de se mobiliser pour porter secours à un chef d'État reconverti en chef de bande.