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Un an après leur exode, les réfugiés du Haut-Karabakh peinent à s'intégrer à la société arménienne

Les revendications des réfugiés arméniens de république autoproclamée menacent les perspectives de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Arnaud Spilioti, envoyé spécial à Erevan
À Vayk, en Arménie une réfugiée du Haut-Karabakh s’enregistre dans un centre d’accueil en septembre 2023.
À Vayk, en Arménie une réfugiée du Haut-Karabakh s’enregistre dans un centre d’accueil en septembre 2023. © Arnaud Spilioti

Le 19 septembre 2023 l'Azerbaïdjan lançait une offensive éclair sur la république autoproclamée du Haut-Karabakh. Cette énième attaque contraignit les 120 000 Arméniens qui peuplaient historiquement l'enclave à prendre le chemin de l'exil. Un an après, leur intégration à la société arménienne reste difficile. Le gouvernement d'Erevan qui espère conclure un accord de paix avec son voisin azéri – en marge du sommet climat des Nations unies (COP 29) qui se tiendra à Bakou en novembre – observe avec méfiance les revendications des réfugiés du Haut-Karabakh, qui réclament le droit au retour sur leurs terres. Ces protestations risqueraient en effet de compromettre l'avancée du processus de normalisation entre les deux Etats.

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