L'action Oracle souffle après avoir propulsé Larry Ellison au rang de deuxième fortune mondiale
Après une envolée de près de 40 % mercredi, le titre Oracle a perdu du terrain à Wall Street.

- Publié le 11-09-2025 à 16h00
- Mis à jour le 11-09-2025 à 17h36

La Bourse de New York a ouvert en hausse jeudi, anticipant avec optimisme des baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed) après la publication d'un indice d'inflation sans grande surprise, sur fond de dégradation du marché de l'emploi aux États-Unis.
Dans les premiers échanges, le Dow Jones prenait 0,21 %, l'indice Nasdaq 0,41 % et l'indice élargi S & P 500 gagnait 0,33 %.
Recul d'Oracle au lendemain de son bond spectaculaire
Après être monté en flèche mercredi, avec une progression de près de 40 %, l'action d'Oracle était en recul de 3,49 % dans les premiers échanges à Wall Street.
L'entreprise américaine, spécialisée dans la gestion de base de données, a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir décroché plusieurs contrats juteux, avec entre autres OpenAI, Meta, Nvidia, AMD et xAI. Ce qui lui permet de gonfler son carnet de commandes.
Mais surtout, Oracle prévoit de multiplier par quatorze son chiffre d'affaires cloud d'ici 2030, pour atteindre 144 milliards de dollars, contre 18 milliards actuellement.
Ces deux annonces ont fait grimpé le cours de l'action de manière spectaculaire, rendant son fondateur et président du conseil d'administration, Larry Ellison, le deuxième homme le plus riche de la planète.
Pourquoi cette dynamique haussière à New York ?
"La dynamique haussière des actions à Wall Street se poursuit, soutenue par l'anticipation de multiples baisses de taux" de la Réserve fédérale américaine, commente Kathleen Brooks, directrice de recherche chez XTB.
Le principal point d'attention du marché jeudi reste la publication de l'indice CPI des prix à la consommation américain avant l'ouverture de Wall Street. Le rapport sera "scruté pour voir si l'inflation peut supplanter les inquiétudes liées au marché du travail", souligne Kathleen Brooks.
"Un chiffre plus élevé que prévu pourrait entraîner un ajustement à la baisse des anticipations de baisses de taux et le retour de craintes de stagflation (une inflation durable combinée à une croissance fragile, NDLR), compliquant la tâche de la Fed plus que nécessaire", explique Daniela Sabin Hathorn, analyste chez Capital.com.
Le pétrole atone
Les cours du pétrole sont pris entre "le ralentissement des économies et la hausse de l'offre de l'OPEP", l'Organisation des pays exportateurs de pétrole d'un côté, et de l'autre "la faiblesse du dollar et les risques géopolitiques croissants", relève Mme Ozkardeskaya.
Vers 10H00 GMT, le Brent de la mer du Nord glissait de 0,20 % à 67,35 dollars le baril, et son équivalent américain, le WTI cédait 0,28 % à 63,49 dollars le baril.