La biopharma liégeoise Hyloris vise la rentabilité d'ici 2024
Hyloris n'est toutefois pas vraiment un groupe pharma ou biotech au sens strict du terme.
- Publié le 30-07-2021 à 18h21
- Mis à jour le 30-07-2021 à 19h44

Hyloris est un groupe liégeois qui a fait son entrée sur la Bourse de Bruxelles au milieu de l'année dernière, et qui a connu une première année boursière relativement tranquille puisque le titre affiche une progression de 27 % par rapport à son cours d'introduction de 10,75 euros. Le groupe est emmené par des figures connues du secteur des soins de santé en Belgique, notamment l'ancien fondateur de Docpharma (Leon Van Rompay) et son fils (Stijn Van Rompay). Hyloris n'est toutefois pas vraiment un groupe pharma ou biotech au sens strict du terme.
Son objectif est d'améliorer des médicaments dont le brevet est tombé dans le domaine public, en modifiant la formulation, en visant une nouvelle indication thérapeutique, ou en ajoutant de nouvelles manières d'administrer le traitement. Il n'y a donc pas de risque dans le développement clinique du médicament, et la volonté est de développer ces nouvelles formulations rapidement et pour un budget limité (quelques millions d'euros), ce qui devrait déboucher à terme sur des marges attractives. Le nom du groupe est d'ailleurs un hommage à cette stratégie : High Yield LOw RISk (soit Haut Rendement Faible Risque en anglais).

Nouvelles molécules
L'ambition est de faire régulièrement entrer dans le pipeline de nouvelles molécules (quatre par an), afin de pouvoir faire rapidement progresser les ventes et le bénéfice par action. Nous avons par exemple une combinaison entre le paracétamol et l'ibuprofene administré par intraveineuse (Maxigesic IV), pour lequel des accords de distribution ont déjà été signés pour la plupart des grandes régions. La direction estime que la majorité des 13 traitements en développement seront prêts à être commercialisés à l'horizon 2024.
À ce stade, les liquidités s'élèvent encore à plus de 60 millions d'euros, soit un montant suffisant pour financer l'activité jusqu'en 2024, date à laquelle le groupe pourrait devenir rentable s'il parvient à amener suffisamment de nouveaux traitements sur le marché.
Le consensus est encore unanimement positif sur le groupe liégeois, avec un objectif de cours qui permet de tabler sur un potentiel proche de 20 % pour les 12 prochains mois. Le groupe annoncera ses chiffres trimestriels ce mercredi 4 août, ce qui constituera une bonne occasion de faire le point sur la position commerciale aux États-Unis et sur les nouvelles formulations en développement.