Durabilité : les entreprises belges ont encore du chemin à faire
Trois quarts des entreprises ne disposent pas (encore) de stratégie globale en matière de durabilité.
- Publié le 11-09-2024 à 18h30

Alors que l'obligation d'établir des rapports ESG ("environnement, société et bonne gouvernance") est sur le point d'être imposée aux moyennes et grandes entreprises, pas moins de 40% d'entre elles craignent de ne pas être prêtes à temps, selon le dernier baromètre annuel des entreprises du bureau d'audit et de conseil financier BDO.
L'étude, menée auprès de 521 cadres, révèle que si 75% des entreprises n'ont pas encore de stratégie de durabilité formalisée, elles sont nombreuses à investir dans des initiatives environnementales, notamment dans l'énergie verte. Dix-sept pour cent des entreprises interrogées sont déjà passées entièrement à l'énergie verte, tandis que 44% prévoient de le faire dans les années à venir.
Cette tendance s'observe également dans le domaine de la mobilité, avec 17% des entreprises qui disposent d'une flotte automobile entièrement verte et 58% qui envisagent de passer à une telle flotte d'ici cinq ans. "La crise énergétique et les adaptations fiscales ont permis aux investissements verts de se généraliser, avec un retour sur investissement clair", analyse Ignace Robberechts, expert ESG chez BDO Belgique.
Cependant, ces plans d'investissement s'inscrivent rarement dans une stratégie de durabilité plus large, relève BDO. Seules 24% des entreprises disposent d'une telle stratégie. A ce sujet, on observe un fossé entre les grandes entreprises (40%) et les PME (25%).
Par ailleurs, face aux nouvelles directives européennes sur le reporting ESG, 40% des entreprises craignent de ne pas être prêtes à temps, pointant notamment l'abondance de réglementations. Les PME, en particulier, jugent le rythme imposé par l'Europe "trop rapide".
Près d'un quart (23%) des entreprises ignorent si elles sont suffisamment préparées et 27% n'ont pas (encore) d'exigences en matière de rapports. Seulement 15% d'entreprises se sentent prêtes à affronter les directives européennes plus strictes.

