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Le patron belge d'Uber : "Nous voudrions diminuer nos prix, mais le gouvernement bruxellois nous empêche de le faire"

La plateforme de mobilité partagée a augmenté de 20 % ses tarifs en un an à Bruxelles. "Nous n'avons pas le choix : la Région nous impose un prix minimum, regrette Laurent Slits, le patron d'Uber Belgique. C'est dommage, car le taxi redevient un transport réservé aux riches."

Laurent Slits est à la tête d'Uber Belgique depuis mars 2020.
Laurent Slits est à la tête d'Uber Belgique depuis mars 2020. ©Copyright (c) 2017 Tero Vesalainen/Shutterstock. No use without permission.

Il y a un an, le "plan taxi" entrait en vigueur à Bruxelles, mettant fin à une guerre de plusieurs années entre les taxis "traditionnels" et les chauffeurs actifs sur des plateformes numériques telles que celle d'Uber. Cette réforme a profondément chamboulé le secteur en l'unifiant sous un statut commun, tout en légalisant des opérateurs comme Uber. Deux services distincts ont fait leur apparition : les "taxis de station" (les taxis classiques), et les "taxis de rue", qui doivent être réservés préalablement. Patron d'Uber en Belgique, Laurent Slits tire le bilan de cette première année post-réforme. "Globalement, cette année a été positive pour la mobilité partagée à Bruxelles, explique-t-il. Cette réforme donne, enfin, la sécurité juridique et la clarté nécessaires pour les chauffeurs qui utilisaient notre application depuis des années. Ils sont apaisés après des années difficiles et pleines d'incertitude et peuvent se projeter dans l'avenir de manière plus sereine, en investissant dans leur véhicule notamment."

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