ExeVir, biotech belge qui développe un traitement contre le Covid-19, lève 19 millions d'euros supplémentaires
La société gantoise a levé, au total, 42 millions d'euros. Vives, SRIW, Noshaq et Sambrinvest font leur entrée au capital.

- Publié le 16-03-2021 à 08h05
- Mis à jour le 14-05-2021 à 18h44

Dans la lutte mondiale contre la pandémie du Covid-19 et ses variants, on parle surtout de vaccins. S'ils sont indispensables pour endiguer la pandémie et la faire refluer, on sait que les vaccins ne suffiront pas. Le monde de la recherche insiste sur la nécessité de les combiner, dès que ce sera possible, avec des traitements à base d'anticorps.
La semaine dernière, une société belge, ExeVir, avait annoncé que sa solution, basée sur des anticorps dérivés du lama, était efficace pour empêcher le virus du Covid-19 et ses variants de rentrer dans les cellules humaines. De quoi en faire un candidat-médicament contre le Covid, aussi bien en traitement qu'en prévention.
Une semaine plus tard, ExeVir, qui est une spin-out du VIB (Vlaams Instituut voor Biotechnologie) créée à Gand mi-2020, annonce avoir levé 19 millions d'euros supplémentaires dans le cadre du financement de "série A" mené lors de la création de la société. ExeVir avait, à l'époque, déjà récolté 23 millions auprès de Fund +, VIB, UCB Ventures, SFPI, V-Bio et des family offices.
Un pôle d'investisseurs wallons
Cet apport de 19 millions se traduit par l'arrivée de nouveaux investisseurs. Tous francophones puisqu'il s'agit de la SRIW, Noshaq, Sambrinvest et Vives Inter-University Fund (le nouveau fonds géré par la société de transfert de technologie et d'investissement de l'UCLouvain).
Ce financement servira à lancer prochainement les essais cliniques, de phase 1b/2, sur le XVR011 (nom de l'anticorps dérivé du lama). L'entreprise prévoit également de développer, en parallèle, une formulation sous-cutanée pour le traitement du Covid-19.
Philippe Monteyne, associé chez Fund + et actuel président du conseil d'administration d'ExeVir, s'est félicité des "progrès prodigieux" réalisés par la biotech gantoise neuf mois seulement après sa création. Il parle d'ailleurs volontiers d'un "projet belge", où les expertises de l'ensemble du pays s'unissent (VIB à Gand et Bruxelles, études précliniques à Louvain, production clinique chez UCB à Braine-l'Alleud et nouvelles études cliniques à travers le pays).
"Nous sommes très heureux d'investir dans ce projet innovant avec de telles répercussions sociétales. Nous sommes convaincus qu'ExeVir bénéficiera pleinement de notre écosystème régional pour booster sa croissance", a commenté Caroline Thielen (SRIW), qui siégera au conseil d'administration d'ExeVir, au nom des investisseurs publics wallons (SRIW, Noshaq et Sambrinvest).
