Plus de 2.100 emplois à pourvoir cette année dans la chimie, la pharma et les biotechs: voici les profils recherchés (INFOGRAPHIE)
Plus de 2 100 emplois seront à pourvoir cette année, en Belgique francophone, dans la chimie et les sciences du vivant.

- Publié le 26-10-2020 à 08h45
- Mis à jour le 09-11-2020 à 09h09

Malgré ou à cause du Covid ? Toujours est-il que les secteurs de la chimie et des sciences de la vie tournent à plein régime depuis quelques mois. On sait que plusieurs entreprises pharma et biotech, notamment présentes en Wallonie, sont impliquées dans la course aux traitements et aux vaccins contre le coronavirus. De quoi stimuler l'emploi.
Essenscia Wallonie-Bruxelles, fédération régionale de la chimie et des sciences de la vie, publie, ce lundi, les résultats de son enquête annuelle sur l'emploi. Les résultats sont excellents. Soixante-cinq entreprises (représentant près de 75 % de l'emploi des secteurs "chimie, matières plastiques et sciences de la vie" en Wallonie et à Bruxelles) y ont participé. Il en ressort que 9 entreprises sur 10 indiquent qu'elles ont ou qu'elles vont recruter cette année. Au total, l'année 2020 devrait comptabiliser 2 150 postes à pourvoir. Il s'agit d'une croissance de 50 % par rapport à 2019, se félicite-t-on chez Essenscia. Sur ces 2 150 emplois, 60 % des offres concernent la création de nouveaux emplois, dont une majorité dans les secteurs pharma et biotech. Et un poste sur cinq est ouvert aux nouveaux diplômés qui n'ont pas encore d'expérience.
À ce propos, l'enquête montre que, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ces emplois à pourvoir ne sont pas uniquement réservés à des universitaires (ingénieur, master, doctorat). Au contraire, c'est une minorité. Les entreprises de la chimie et des sciences de la vie recherchent avant tout des profils scientifiques et techniques ayant un bachelier (37 %) ou un CESS (Certificat d'enseignement secondaire supérieur) à orientation "Stem" ("Science, Technology, Engineering, Mathematics", 32 %). La majorité des postes ouverts concernent les métiers de la production (80 %) : techniciens, opérateurs, contrôle qualité, gestionnaires de projets, fonctions de "middle management"…
Fort de ces chiffres et de la tension persistante que le secteur rencontre pour combler ses besoins, Frédéric Druck, administrateur délégué d'Essenscia Wallonie-Bruxelles, lance un nouvel appel à "former plus, former mieux et former différemment". Ce qui passe, dit-il, par un investissement et une revalorisation dans l'enseignement qualifiant et en alternance, ainsi que dans la formation continue.
