Finance&Invest Brussels s'adosse au fonds d'investissement flamand Volta Ventures
Finance&Invest Brussels vient d'investir 2 millions d'euros dans le fonds Volta Ventures II. L'objectif? Profiter de l'expertise de Volta pour soutenir des jeunes pousses technologiques bruxelloises.

- Publié le 15-07-2020 à 18h28
- Mis à jour le 15-07-2020 à 18h37

Le fonds de capital à risque Volta Ventures est une référence en Belgique et aux Pays-Bas. Géré depuis Gand et Amsterdam par Frank Maene et Sander Vonk, ce fonds investit dans des start-up actives dans les logiciels et l'Internet. Outre ses capacités financières, Volta Ventures se distingue par la forte expertise de son équipe. On y retrouve notamment Michel Akkermans, entrepreneur et investisseur en série dans le secteur technologique.
C'est d'ailleurs lors d'une rencontre avec M. Akkermans que Pierre Hermant, le patron de Finance&Invest Brussels (ex-SRIB), a noué le contact avec Volta Ventures. Un contact qui, comme nous l'avons appris hier en primeur, vient de se concrétiser par l'entrée du bras financier de la Région bruxelloise dans le deuxième fonds créé par Volta Ventures. Finance&Invest Brussels a injecté 2 millions d'euros dans ce fonds qui, à ce stade, s'élève à 41 millions d'euros. On y trouve à la fois des investisseurs institutionnels (SFPI et PMV) et privés (Michel Akkermans, InvestLink,…). Volta Ventures avait créé un premier fonds, en 2014, de 55 millions d'euros, qui a investi dans une quinzaine de start-up tech.
Créer de la valeur à Bruxelles
"Les investisseurs se montrent souvent frileux, et encore davantage dans le contexte actuel, à financer des projets "early stage" qui débutent et qui doivent encore prouver la pertinence de leur business model, explique Pierre Hermant . De par son expertise et son positionnement, Volta Ventures est un partenaire de taille pour remédier à cette situation" . Si le critère de rentabilité entre évidemment en ligne de compte dans la stratégie de Finance&Invest Brussels, ce dernier vise aussi à avoir un impact sur l'écosystème entrepreneurial bruxellois, en termes de création de valeur (emplois, revenus, etc.), et à profiter de l'expertise de Volta Ventures pour identifier des opportunités d'investissement.
Volta est surtout actif au nord du pays et aux Pays-Bas. Mais il a déjà eu l'occasion de nouer quelques "deals" à Bruxelles et en Wallonie. C'est notamment le cas de Keyrock, Nodalview et Qualifio).
Si Finance&Invest Brussels n'a pas forcément la garantie que Volta Ventures investira automatiquement dans des start-up bruxelloises, Pierre Hermant se montre optimiste. "Ils ont déjà investi dans des boîtes bruxelloises et ils en cherchent d'autres. Plusieurs dossiers bruxellois sont d'ailleurs déjà sur la table de Volta. On pense aussi que Volta pourra profiter de notre notoriété pour saisir des opportunités nouvelles. Comme on dit souvent dans le monde Du capital à risque, on est bien plus efficace quand on chasse en meute. On va donc chasser ensemble !" , assure-t-il.
Prendre appui sur des fonds existants
Comme pour le premier fonds, Volta Ventures II entend cibler des jeunes entreprises de l'Internet et des logiciels en ligne (SaaS) en phase de démarrage et à croissance rapide dans les pays du Benelux. Volta investit entre 300 000 et 2 millions d'euros par tour de table, ce qui permet souvent de combler le "déficit de financement" entre les business angels et les plus gros fonds de capital-risque.
Depuis son arrivée à la tête de Finance&Invest Brussels, voici bientôt deux ans, Pierre Hermant a intensifié la stratégie qui consiste, à côté des interventions directes dans les entreprises (TPE, start-up, scale-up, PME), d'investir via des fonds existants. C'est ainsi qu'on retrouve l'ex-SRIB dans des fonds tels que M80 et 9.5 Ventures. Désormais, on peut donc ajouter Volta Ventures.
