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John Cockerill mise sur l'hydrogène, énergie verte, pour redynamiser l'industrie manufacturière wallonne

Né sur les cendres de la sidérurgie liégeoise, le groupe John Cockerill a le regard résolument tourné vers l'avenir. Pour preuve, le fonds Industrya, nouvellement créé pour soutenir start-up et scale-up technologiques. Croyant fermement dans les énergies renouvelables, l'entreprise produit des hydrolyseurs destinés à la fabrication d'hydrogène liquide en Chine… et bientôt à Seraing. Son CEO, Jean-Luc Maurange, raconte cette "relocalisation" d'une activité manufacturière de pointe.

Dominique Simonet
John Cockerill mise sur l'hydrogène, énergie verte, pour redynamiser l'industrie manufacturière wallonne
©Maxime Brebonne

Covid-19, et maintenant ? | Série de l'été | L'épidémie de coronavirus a mis en lumière les défaillances et les fragilités de nos sociétés. Quelles leçons notre pays peut-il en tirer ? Quels changements pourraient être mis en œuvre sans attendre et pour être opérationnels dans un horizon de cinq ans ?

Né sur les cendres de la sidérurgie liégeoise, le groupe John Cockerill a le regard résolument tourné vers l'avenir. Pour preuve, le fonds Industrya, nouvellement créé pour soutenir start-up et scale-up technologiques . Croyant fermement dans les énergies renouvelables, l'entreprise produit des hydrolyseurs destinés à la fabrication d'hydrogène liquide en Chine… et bientôt à Seraing. Son CEO, Jean-Luc Maurange, raconte cette "relocalisation" d'une activité manufacturière de pointe.

Où en est le projet de production d'hydrogène pour l'aéroport de Liège, lancé en 2019 ?

Il pourrait aller plus vite. Le projet a été retardé par des changements politiques et de gouvernance de l'aéroport. Au moment de son lancement, nous avons cherché un réseau de sous-traitants. On n'en a pas trouvé dans la région mais bien en France et au Royaume-Uni, pour des sous-ensembles d'hydrolyseurs alcalins (pour la fabrication d'hydrogène par électrolyse de l'eau, NdlR). Et puis nous avons découvert qu'en Chine, il y avait trois fabricants d'hydrolyseurs avec des références et à la pointe de la technologie. Nous avons alors essayé de mettre la main sur l'un d'entre eux mais on s'est fait souffler par le Fonds souverain norvégien. Ce qui a une certaine logique. Pour le deuxième, on a réagi assez vite. Après avoir trouvé un marché assez avancé en Chine, on a décidé de baser notre production d'hydrolyseurs là-bas. La coentreprise a été inaugurée en novembre 2019, lors de la mission princière.

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