KBC bénéficie de sa diversification en Tchéquie
- Publié le 13-02-2020 à 19h00
- Mis à jour le 17-02-2020 à 18h58

Le bancassureur affiche une performance très constante et annonce un rachat d'actions.
Les trimestres se suivent et se ressemblent chez KBC, qui affiche pour l'exercice 2019 une "performance très constante", selon les termes employés par le CEO Johan Thijs lors de la conférence de presse organisée jeudi matin. "More the same" (pour l'essentiel, la même chose), a-t-il dit aux analystes.
Le résultat net s'élève à 2,489 milliards d'euros, contre 2,57 milliards un an auparavant. La Belgique représente un total de 1,344 milliard (1,45 milliard en 2018), un peu moins du double de la très rentable filiale tchèque (789 millions en 2019, contre 654 millions en 2018). La branche wallonne CBC compte 335 000 clients et affiche un bénéfice net de 109 millions d'euros pour l'activité bancaire.
Tant la banque que l'assurance sont en croissance mais sont impactées négativement par le taux d'intérêt au plancher dans la zone euro et par une petite augmentation des provisions qui restent néanmoins à un niveau historiquement bas. Le bancassureur KBC évalue à près de 100 millions le coût des taux bas pour la Belgique, qu'il explique par les coûts de transformation et de couverture. Pour la filiale tchèque, c'est l'inverse. La remontée des taux décidée par la Banque centrale a eu un effet positif de 200 millions. "C'est l'avantage de la diversification", a commenté Johan Thijs.
Au niveau consolidé, les revenus d'intérêts s'élèvent à 4,618 milliards, contre 4,543 milliards un an auparavant.
Grâce notamment à la hausse des indices boursiers, les actifs sous gestion progressent de 8 % pour atteindre 216 milliards d'euros.
Les dépenses qui passent de 4,23 milliards à 4,3 milliards sont impactées par une hausse des dépenses salariales, notamment en raison de l'indexation des salaires et de provisions pour bonus. Les taxes bancaires sont en hausse de 6 % à 491 millions, a souligné Johan Thijs, avec un brin de fatalisme.
Petite surprise
KBC a créé une petite surprise en annonçant un dividende stable à 3,5 euros bruts par action. Le bancassureur proposera également le rachat d'un maximum de 5,5 millions d'actions, ce qui représente un montant d'environ 400 millions d'euros. Le groupe maintient sa politique de distribuer 50 % des bénéfices. "Le management se montre indifférent sur la forme que doit prendre la distribution de surplus de capital. L'annonce du rachat des actions reflète la préférence des investisseurs", note l'analyste de Jefferies.
L'action a progressé hier de 1,06 % à 73,16 euros.
