De gros doutes sur le processus de sélection du futur président de la Creg
Des doutes existent au sujet des prérequis des candidats présentés par la N-VA et le VLD.
- Publié le 30-11-2018 à 19h44
- Mis à jour le 30-11-2018 à 20h04

Des doutes existent au sujet des prérequis des candidats présentés par la N-VA et le VLD. Décidément, la procédure de sélection du futur président de la Creg, le régulateur fédéral du secteur énergétique, fait beaucoup de bruit. Pour rappel, on pensait au départ que les jeux été faits en faveur d'Anne Junion (en photo d'illustration), la cheffe de cabinet de Marie-Christine Marghem (MR). Mais on a appris la semaine passée qu'elle avait échoué aux tests menés par le Selor, le bureau chargé du recrutement.
Pour rappel, Marie-Christine Marghem doit auditionner les candidats jugés aptes par le Selor. Ensuite, un accord devra être trouvé au sein du gouvernement Michel sur le nom du futur lauréat parmi les personnes jugées aptes par le Selor. Suite à l'échec de la cheffe de cabinet de Madame Marghem, il ne reste plus que trois candidats en lice : Francis De Meyere (N-VA), Andreas Tirez (Open VLD), et Charles Cuvelliez, sans étiquette politique connue.
Mais ce n'est pas tout. "La Libre" a appris que de gros doutes existaient, au sein du cabinet Marghem, sur deux des trois candidats encore en lice. En effet, certains estiment que deux des candidats n'auraient pas les prérequis nécessaires en termes d'expérience professionnelle. Andreas Tirez et Francis De Meyere sont dans le viseur.
Contacté, le cabinet Marghem ne fait pas de commentaires. "La procédure de sélection du futur président de la Creg est toujours en cours", explique-t-on.
L'appel à candidatures mentionne qu'une expérience de six ans en matière de gestion d'équipe est requise, ainsi qu'un minimum de dix ans en matière de négociations en lien avec les pouvoirs politiques.
Contacté, Francis De Meyere confirme qu'il a entendu que certains doutes avaient été émis. Mais selon lui, le Selor n'aurait pas validé sa candidature s'il n'avait pas satisfait aux critères spécifiés. Il préfère ne pas commenter une procédure de sélection en cours. Nous n'avons pas réussi à joindre Andreas Tirez.
Il reste à voir si ces nouveaux éléments influenceront la procédure de sélection.
Une description de fonction sur mesure ?Par ailleurs, ce n'est pas le seul élément de cette procédure de nomination qui fait grincer des dents dans le secteur. Par rapport à l'appel à candidatures précédent, certaines exigences ont été revues à la baisse, notamment au niveau des langues. "Il s'agissait probablement de permettre à Anne Junion de réussir les tests", commente une source. "Quand on sait que c'est le cabinet Marghem qui est responsable de la rédaction de cet appel à candidatures, cela pose questions".
Etant donné que Madame Junion a de toute façon été recalée par le Selor, ce problème est de toute façon réglé.

