Les Belges sont inquiets pour leur sécurité et craignent des ingérences politiques étrangères
- Publié le 24-10-2018 à 18h48
- Mis à jour le 24-10-2018 à 18h49
Pour dresser son indice de Sécurité 2018, la société Unisys a interrogé 13 000 adultes dans 13 pays. Résultat: les Belges sont préoccupés par leur sécurité mais sont légèrement moins inquiets que la moyenne mondiale. Sur une échelle de 0 à 300 (300 représentant le plus haut niveau de préoccupation en matière de sécurité), les Belges atteignent le score de 155 points, contre une moyenne mondiale de 173.
L'étude montre que les Belges sont surtout inquiets pour leur sécurité financière. Dès lors que de l'argent est en jeu, 49 % déclarent qu'ils sont très voire extrêmement préoccupés. De plus, 62% des sondés estiment que la fraude par carte bancaire et le vol d'identité constituent la plus grande menace pour leur sécurité. Ces craintes sont étroitement liées à leur perception de l'Internet, la sécurité en ligne étant la deuxième préoccupation des Belges et celle qui a le plus augmenté en un an (4 %).
L'ingérence politique étrangère fait peur Après les récentes élections communales et avant les élections fédérales en mai 2019, l'étude a également montré que 58% des Belges pensent que l'ingérence politique étrangère en ligne est une réalité. Près de la moitié (45 %) sont persuadés que les systèmes de vote en ligne seront la cible de gouvernements étrangers.
Par ailleurs, les médias sociaux sont considérés comme un canal de désinformation pendant les campagnes électorales mais 52 % des Belges estiment qu'ils n'ont que peu d'influence sur l'opinion des utilisateurs, contre 38% qui pensent le contraire. Ce sont les jeunes (52% des 18-24 ans) qui sont les plus nombreux à croire que les médias sociaux ont de l'influence.
L'enquête a aussi montré que les Belges n'aiment pas partager leurs données personnelles avec des organisations publiques et privées, soit parce qu'ils ne leur font pas confiance, soit parce qu'ils craignent que la sécurité des données financières ne soit pas suffisante pour garantir des transactions sûres. Exemple: seuls 26 % des Belges contre 60% des Brésiliens sont prêts à effectuer un paiement via une application sur une montre intelligente.
Les femmes et les 45-54 ans plus inquiets Par rapport au reste du monde, les Belges et les Néerlandais sont les moins enclins à transmettre des données de santé à leur assureur. Mais 74 % seraient d'accord de faire communiquer directement des appareils médicaux avec un médecin.
L'étude révèle aussi une différence de niveau de préoccupation en fonction du sexe, de l'âge, de l'éducation et du revenu. Les femmes se préoccupent davantage des questions de sécurité que les hommes. Les personnes ayant un diplôme d'études supérieures et un revenu plus élevé sont moins inquiètes que les autres.
