Bourse de Tokyo: le Nikkei accentue sa chute et perd plus de 5% à mi-séance
A la pause déjeuner, l'indice des 225 valeurs vedettes dévissait de 838,74 points pour tomber à 14.874,65 points (-5,34%), au plus bas depuis octobre 2014, au lendemain d'une nouvelle séance noire sur les places financières mondiales. Jeudi était férié au Japon.
- Publié le 12-02-2016 à 06h36
- Mis à jour le 12-02-2016 à 09h34
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo chutait de plus de 5% vendredi à mi-séance, victime d'une forte remontée du yen, prisé en cette période tourmentée sur les marchés, un mouvement qui pénalise durement les entreprises et l'économie japonaises.
A la pause déjeuner, l'indice des 225 valeurs vedettes dévissait de 838,74 points pour tomber à 14.874,65 points (-5,34%), au plus bas depuis octobre 2014, au lendemain d'une nouvelle séance noire sur les places financières mondiales. Jeudi était férié au Japon.
L'indice élargi Topix de toutes les valeurs du premier tableau dégringolait dans des proportions voisines, -5,55%, à 1.194,71 points, s'acheminant vers sa plus lourde perte hebdomadaire depuis la crise financière de 2008, selon l'agence Bloomberg.
Le dollar, qui se situait au même moment autour de 112,20 yens, avait chuté sous les 111 yens ponctuellement jeudi, alors qu'il valait encore 114,50 yens mercredi à la fermeture du marché, ce qui constitue un choc pour les acteurs de la place financière tokyoïte.
Cette dégringolade du billet vert (jusqu'à près de 10 yens en dix jours) pénalise les sociétés japonaises qui font des affaires à l'extérieur et témoigne des inquiétudes qui traversent les Bourses internationales.
Le yen est en effet une valeur refuge en cas de grosses craintes mondiales. Le ralentissement de l'économie chinoise et la situation d'institutions financières en Europe, conjugués aux actions de la banque centrale japonaise et aux propos récents de la présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, ont amplifié les mouvements sur les marchés.
Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, dit certes "surveiller de près les mouvements des monnaies" et a sous-entendu devant les journalistes vendredi matin qu'il pourrait peut-être agir, mais ses déclarations ne tendent guère à influer dans le bon sens sur le yen.
