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Pourquoi le bon d'État est moyennement apprécié par le secteur financier belge

Revue boursière | Les conditions de cet "emprunt Van Peteghem" ont fait bouger les liquidités dormant sur les comptes bancaires des Belges.

Patrick Van Campenhout
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Bons d'Etat: les conditions de cet “emprunt Van Peteghem” ont fait bouger les liquidités dormant sur les comptes bancaires des Belges. ©JEAN LUC FLEMAL

Plus de 22 milliards d'euros sont en route vers les coffres du Trésor belge. Les conditions exceptionnelles proposées pour l'émission de ce bon d'État spécial, assorti d'un précompte mobilier réduit à 15 % (contre 30 %), ont d'évidence réveillé les épargnants belges, résignés jusque-là à laisser moisir leurs réserves financières sur des comptes à la rémunération nulle ou presque.

Le succès de "l'emprunt Van Peteghem", du nom de l'actuel ministre des Finances aux commandes de l'opération, est moyennement apprécié par le secteur financier belge. Cela prouve, nous rappelle un excellent commentateur de l'actualité économique, "que les banques, secteur éternellement protégé, a un cruel et vital besoin de concurrence". Clairement, l'opération crée un précédent. Elle montre qu'en cas de besoin, le Trésor belge pourrait fort bien se tourner vers le marché des particuliers pour se financer. Il rassure aussi sur la fragilité évoquée de la dette belge. Il reste sur les comptes bancaires des Belges des centaines de milliards d'euros improductifs.

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