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Montres, maillot de foot mais aussi masques et médicaments: aucun secteur n'est épargné par la contrefaçon

Avec l'explosion du commerce en ligne, le travail des 160 douaniers de l'aéroport a considérablement évolué.

Antonin Marsac et Raphaël Meulders
Avec l’explosion du commerce en ligne, le travail des 160 douaniers de l’aéroport a considérablement évolué.
Avec l’explosion du commerce en ligne, le travail des 160 douaniers de l’aéroport a considérablement évolué. ©Jean Luc Flemal
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Il a un sourire en coin. Aurélien Letawe, chef d'équipe Douanes et Accises à l'aéroport de Liège, manipule une ceinture Gucci qui n'a d'italien que le nom. L'imitation est grossière. "Regardez l'emballage, c'est un simple sac en plastique", explique-t-il. "Et puis cette faute d'orthographe en anglais dans la notice et ce numéro de licence farfelu." Le douanier jette un coup d'œil sur l'étiquette du colis saisi par ses services. Le destinataire est un particulier vivant à Milan. Il ne recevra jamais sa ceinture commandée en Chine : cette dernière a toutes les chances d'être détruite dans les prochains jours. "Tous les deux mois, nous envoyons un grand container de 20 m3 rempli de produits de ce type vers des incinérateurs en Belgique. Ce sont les détenteurs de marque qui décident ce qu'on fait des produits qui portent atteinte à leur image et ce sont aussi ces marques qui paient les frais de destruction."

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