Fiat Chrysler, le petit Poucet du marché belge face à PSA
Le groupe PSA a trois marques dans le top 10 (Peugeot, Citroën et Opel), alors que Fiat arrive en 16e place et Alfa Romeo en 30e

- Publié le 04-01-2021 à 16h51
- Mis à jour le 05-01-2021 à 08h37

Les marques de la nouvelle constellation sont loin de peser le même poids sur le marché belge, l'ex-groupe PSA dominant de la tête et des épaules son ex-concurrent Fiat Chrysler.
PSA, c'est ainsi trois marques dans le top 10 des voitures les plus vendues en Belgique : 3e place (derrière les Allemandes VW et BMW) pour Peugeot avec 7,79 % de parts de marché sur l'année 2020 sur base des dernières données de la Febiac, et 7e et 8e places respectivement pour Citroën et Opel avec 4,88 % et 4,49 % de parts de marché. Si l'on ajoute DS, 27e, la part de marché de l'entité française était de 17,7 %.
Avec Fiat Chrysler, c'est une tout autre histoire : Fiat pointe le bout du nez en 16e place avec 2,76 % de parts de marché, alors que Jeep et Alfa Roméo doivent de contenter des 23 et 30e places du classement établi fin novembre, avec des parts de marché de 0,92 et 0,29 %.
Les voitures françaises prisées
Les calculs sont vite faits : le constructeur italo-américain pesait 4 fois moins que PSA en Belgique l'an dernier, un rapport de force totalement différent de la situation au niveau mondial.
Comment l'expliquer ? Les voitures françaises sont traditionnellement prisées chez nous, à l'instar de Renault (5e avec 7,22 % de parts de marché et Dacia, 10e avec 4,20 % de parts de marché, à un souffle de Citroën).
L'impact du Covid sur les ventes a été différent selon les différentes marques de Stellantis : la baisse chez Peugeot est tout à fait en ligne avec la chute globale, la marque au Lion perdant 22,18 % contre une moyenne générale de 22,29 %. Alfa Romeo (-35,82 %) et surtout Opel (-40,70 %) ont bu la tasse.
Opel, il est vrai, a réduit en 2019 son réseau en Belgique, passant de 54 à 34 concessionnaires et de 136 à 109 points de vente après son rachat à General Motors par PSA en 2018.

Showrooms virtuels
Des concessionnaires Peugeot/Citroën se retrouvent aussi à vendre des voitures Opel, ce qui n'est peut-être pas encore tout à fait dans leur ADN.
Reste que chaque marque a sa propre politique de vente et de marketing.
L'avantage de cette approche globale est toutefois de pouvoir décrocher potentiellement plus de ventes "groupe", puisque le déçu d'un modèle d'une marque peut succomber aux charmes d'un véhicule d'un "concurrent".
Reste à réussir à jongler avec les subtilités des offres des uns et des autres, ce qui n'est pas forcément évident.
Autant de données qui pourraient, à l'avenir, être balayées : les marques développent des showrooms virtuels pour compenser l'absence de Salon de l'auto et la réticence de certains acheteurs de se rendre chez un concessionnaire : est-ce que l'acheteur potentiel va passer du site d'Opel à celui de Citroën et encore à celui de Peugeot… ou de Fiat pour trouver son bonheur ?
Pas sûr.