L'horeca soulagé après les annonces de Sophie Wilmès, même si une inquiétude demeure
Ce sont des restaurateurs rassurés qui entameront, dès ce jeudi matin, l'adaptation de leur établissement à sa nouvelle réalité : plus grandes tablées (jusqu'à 10), plus longue plage horaire (jusqu'à 1 heure du matin) et, surtout, possibilité d'accueillir des clients qui ne se seraient pas enregistrés.

- Publié le 04-06-2020 à 07h07
- Mis à jour le 04-06-2020 à 07h09

Ce sont des restaurateurs rassurés qui entameront, dès ce jeudi matin, l'adaptation de leur établissement à sa nouvelle réalité : plus grandes tablées (jusqu'à 10), plus longue plage horaire (jusqu'à 1 heure du matin) et, surtout, possibilité d'accueillir des clients qui ne se seraient pas enregistrés. Réserver sa place pour un dîner, passe encore, mais pour un café, un verre de bière, une glace ou une gaufre, cela aurait été compliqué. "Je suis ravi des mesures de déconfinement, convient Pascal Van Hamme (patron du groupe Chou de Bruxelles, qui possède le traiteur du même nom, mais aussi Le Mess, Le Vaudeville ou Le Chalet Robinson à Bruxelles, et est partie prenante dans la chaîne Manhattn's Burgers tout comme dans le Food Market Wolf), largement plus simplifiées que ce qui avait été annoncé. On était très inquiets de certaines obligations qui nous paraissaient intenables, notamment les réservations."
Il en est toutefois une qui reste : l'obligation de passer commande à table. "Les commandes au comptoir sont interdites, poursuit-il. D'autant plus intenable que de nombreux concepts sont justement basés sur ce principe." Le client entre, fait son choix sur les grands tableaux qui surplombent le comptoir, passe commande, la reçoit directement et s'installe dans l'établissement. À moins qu'il reçoive un "bip" signalant que sa commande est prête. Un problème pour toute une série d'enseignes, allant de Exki à Manhattn's Burgers, en passant par Lunch Garden, Sushi Shop et autres Poké House. "C'est d'autant plus aberrant que la commande au comptoir est autorisée dans le cadre du take away, file d'attente comprise, ajoute-t-il. Cela va être compliqué à organiser et aussi d'empêcher les habitués de faire comme avant."
Pas de précipitation
Une inquiétude que n'ont pas les actionnaires du Wolf, le Food Market ouvert mi-décembre dernier dans le centre de Bruxelles. "On ne va pas devoir changer grand-chose à la configuration actuelle, se réjouit Thierry Goor, son initiateur. Il y a déjà 1,5 mètre entre les "tentacules" (grandes tables) de la partie centrale tout comme entre les alcôves (tables de quatre) des zones périphériques. Quant aux commandes, il nous suffira de faire comme s'il s'agissait de take away : les plats sont commandés à table via l'application digitale et les clients viennent les chercher dans chacun des kiosques quand ils reçoivent la notification qu'ils sont prêts."
L'application wolf.brussels, imaginée avant le confinement, a été testée pendant. "Mais on n'avait que trois kiosques ouverts sur dix-sept, précise Thierry Goor. Le quartier est en effet davantage commercial (bureaux, commerces) ou touristique que résidentiel." Et donc moins porté sur l'emporter. Il faudra donc bien quelques jours pour relancer la machine. "On rouvrira seulement jeudi soir, le 11."