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Saint-Gilles et Forest : les hauts et les bas du marché

La rupture historique entre le haut et le bas des deux communes persiste. Mais l'attrait pour certains quartiers et la quête de prix plus abordables redessinent la carte immobilière.

Statue devant la maison communale de saint Gilles avec Avenue Paul Dejaer en fond
Dans le haut de Saint-Gilles, l'avenue Paul Dejaer - en fond sur la photo - fait partie des quartiers animés et tendance. ©Layam Robert

Le duo formé par Saint-Gilles et Forest n'échappe pas au clivage topographique qui marque la capitale. D'un côté, les hauteurs bourgeoises et verdoyantes ; de l'autre, les vallées historiquement industrielles et populaires, traversées par le rail. Une césure qui dicte encore les dynamiques de terrain et les réalités immobilières des différents quartiers, même si les lignes de démarcation se déplacent.

Saint-Gilles, le "Marais" bruxellois

"À Saint-Gilles, la Barrière marque la limite entre le bas et le haut de la commune", observe le notaire Gaétan Bleeckx, dont l'étude y est installée depuis une trentaine d'années. Ses hauteurs, qui avoisinent les beaux quartiers ixellois – Châtelain, Brugmann, Molière – affichent un riche bâti hérité du début du siècle dernier. Après un passage à vide dans les années 1980-1990, elles ont été redécouvertes par un public jeune et international, en ce compris de nombreux Français. À tel point qu'en dix ans, entre 2000 et 2010, les prix ont doublé, rappelle Me Bleeckx, qui cite un dossier de succession révélateur. "Il porte sur trois immeubles qui valent aujourd'hui entre 1 et 1,2 million d'euros chacun. Les parents les ont achetés il y a une quarantaine d'années pour l'équivalent de 100 000 euros seulement…"

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