"C'est parfois le lot des gens bons et simples que de ne pas être reconnus, alors qu'ils ont tant apporté sans s'en vanter"

L'économise Etienne Noël rend hommage à la résistante belge Alicia Delmé, décédée dans le camp de Ravensbrück. Il livre une ode à l'héroïsme discret.

Alicia Delmée, résistante belge, décédée au camp de Ravensbrück en 1945.
Alicia Delmée, résistante belge, décédée au camp de Ravensbrück en 1945. ©DR

Quelle ambiance devait-il régner dans les grandes gares du pays en 1943 ? Suivis par la Gestapo, scrutés par quelques collaborateurs et policiers, combien de résistants s'y croisaient-ils en secret ? Combien de regards anxieux ou complices s'y échangeaient-ils ?

Alicia Delmé a près de 50 ans. Ce jour de 1943, après l'avoir attendu au pied de l'église Saint-Servais de Schaerbeek, elle retrouve son fils, Jacques Stappers, de retour d'un rendez-vous. Le plus naturellement possible, elle redescend alors à ses côtés les rues qui les séparent de la gare du Nord. Lui, est chargé d'une lourde valise. Elle, reste sur ses gardes. À proximité de la station, Alicia allonge le pas et file en repérage. La voie libre, ils montent dans un wagon à destination de Gand, rangent le bagage sur une plateforme prévue à cet effet, s'en écartent au maximum pour le reprendre à destination – si tout s'est bien passé.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...